mercredi 20 décembre 2006

Couillu

Zapping musical ce matin : la passion selon St Jean. Les choeurs sont un peu confus. Mais bon....

Zapping télé, hier la nuit: Frédéric Mitterrand répliquant sans complexe à une ancienne ministre du Mali agressive et absconse. Comme lui, je ne me sens pas responsable de toute la misère du monde...

Zapping internet en cours: sur Ebay on peut acheter des slips avec suspensoir interne qui relève les parties et les met en valeur. Hum... J'aimais porter des pantalons serrés quand j'étais plus jeune, des jean's en particulier, belle invention qui nous rend plus couillu...

mardi 19 décembre 2006

Décolonisation

Au titre d'acte de contrition Pascal Sevran a accepté d'aller tourner un film en Afrique sur la réalité africaine.

Je suis déjà allé en Afrique. Un voyage au Sénégal, un en Egypte, deux au Maroc et deux en Tunisie.

Pendant le voyage au Sénégal j'ai été hébergé par un coopérant à Thiès, ville du Sahel. Il nous a montré la réalité africaine: nous avons rayonné dans tous les alentours. J'ai été fasciné par le marché africain de Thiès et dans ce marché par le réparateur de postes de radio.

Je suis allé le regarder plusieurs fois. Il recevait des postes qui ne marchaient plus, changeait les piles. Si le poste fonctionnait, il était réparé. Sinon il trifouillait dedans avec un tournevis, finissait par couper des fils, enlevait des pièces, faisait des échanges avec des composants qu'il avait récupérés, soudait au petit bonheur la chance et tout finissait pas rejoindre les étagères encombrées du fond de son échope recouvertes de la fine poussière du Sahel. Je ne peux pas raconter autre chose, c'est comme cela que ça se passait.

Un autre souvenir. Nous allions féter Noël et nous faisions un dernier tour en ville. Un lépreux auquel il manquait les doigts des mains nous a souhaité un bon Noêl. Misère de la misère... Comment féter quand il y a tant de misère autour de soi.

J'en suis arrivé à la conlusion suivante qui fait hurler : c'est que nous étions partis trop tôt. Nous avons laissé ces pays sans assez d'infrastructures, sans assez de cadres, sans que la population soit suffisamment éduquée.

A ceux qui hurlent , je leur demande d'imaginer ce que seraient maintenant les îles de la Réunion, de la Martinique et de la Guadeloupe si nous les avions laissées à leur propre sort il y a 40 ans.

Mais il ne faut pas avoir de regret : nous devions partir dans les années 60 et la décolonisation était vraiment nécessaire: il fallait rendre à ces pays leur souveraineté. Mais franchement, elle a été mal préparée ou pas assez accompagnée....

lundi 18 décembre 2006

Distribuer

J'ai la TNT maintenant. Ca fait 19 chaînes. Cette nuit, j'ai pu voir Ségolène chez Moati qui mouline sans cesse de ses bras. Il m'agace Moati. Il m'agace comme tous ceux qui ne laissent pas leurs invités terminer leurs phrases. Quel manque de respect ! Inaltérable Ségolène! Je me demande par quel côté Le Nicolas va pouvoir l'aborder. Elle a cependant pas mal distribué hier : " je vais augmenter, je vais créer, je vais investir, je vais doubler.... ". C'est bien, c'est populaire, mais on finance comment ? J'attends toujours le politique qui me dira : on va faire des efforts, on va essayer de dégager de la productivité, on va rembourser nos dettes, on va essayer d'augmenter nos marges de manoeuvre... C'est pas encore pour cette fois, je crois.L'argent qu'on distribue aujourd'hui sans en avoir les moyens, c'est des gros problèmes pour demain. Ségolène, écoute moi un peu...

dimanche 17 décembre 2006

Masque

Un tour à la brocante d'A. en début d'après midi. Il a copieusement plu ce matin, et par conséquent je m'attendais à n'y trouver personne. Eh bien, la plupart des vendeurs étaient à pied d'oeuvre. A l'heure où j'ai fait mon tour, ils étaient en train de manger, rassemblés autour de petites tables dépliées au gré des amitiés. Quelques uns m'ont hélé assez joyeusement, le vin aidant peut-être. Je suis l'archétype du barbu traditionnel et mon visage se mémorise facilement. J'étais néanmoins assez étonné de toutes ces salutations, jusqu'à la Rouquine qui m'a souhaité une bonne année 2007. Nous ne sommes pourtant pas bons amis, mais c'est la trêve de Noël.

J'ai acheté un masque africain, toujours fasciné par cet art brut d' objets rituels chargés de sens. Mais par manque de savoir je n'ai jamais fait que des achats merdiques. Encore aujourd'hui, j'en suis certain. Mais les objets m'appellent en quelque sorte et je ne peux y résister. Ce masque cérémoniel en bois tendre est recouvert de fer martelé et je le trouve beau. C'est bien là l'essentiel...

samedi 16 décembre 2006

De l'art...

Electroencéphalogramme plat ce matin... Bach tourne en ritournelle. Je m'aperçois à l'écoute de son oeuvre complet que j'en avais déjà entendu pas mal.

J'ai aussi peint trois petits tableaux hier: une vague. Ce n'est pas une meule de foin, loin de là... J'en fais une série pour remplir un mur. Je peins en fonction des murs dont je dispose. C'est une manière originale, je trouve, de considérer l'art... J'espère que ça fait hurler.

J'ai, au sujet de ma peinture, cette anecdote de cet été: une amie de mon frère vient en visite et s'extasie sur un tableau. Je lui réponds " je vous le donne, prenez le...!" Elle ne l'a pas voulu ! J'en ris encore. La tête et les circonvolutions qu'elle a fait pour refuser faisaient peine à voir. J'en avais mal pour elle.

En fait, tout ce qui est gratuit ne vaut rien. C'est étrange, mais c'est comme ça. Si je lui avait dit, avec un air humble, mais néanmoins ravi: " j'en ai vendu un traitant du même sujet le mois dernier à 800 € ", elle aurait pû se pâmer davantage et me laisser croîre qu'elle "adoooorait". La cotation des objets d'art, de la peinture en particulier, participe quelque part des rapports sociaux, de la valorisation du moi à travers la valeur des choses qu'on apprécie ou qu'on possède.

Du coup je ne me suis jamais trop préoccupé d'avoir une cote en tant que peintre. Je m'en fous : j'aime bien les gens pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'ils ont. ( enfin, j'essaie... )

Bon, mon mur d'homme mûr n'est pas encore plein. Je vais encore faire des vagues...

vendredi 15 décembre 2006

Monter

Acheté une armoire aux Emmas. Elle doit être deuxième moitié du 19e. Chène et noyer. Prix intéressant.

Elle arrive ce matin et, je ne l'avais absolument pas anticipé, elle ne passe pas dans l'escalier. Les livreurs repartent et la laissent dehors. Bon. Faut faire avec. Je ne me suis pas démonté: je l'ai démontée en la déchevillant. C'est quelques coups de marteaux avec une chasse. Puis je l'ai montée en morceaux, et je l'ai remontée ensuite. Ces vieilles bêtes là c'est très coopératif : elle s'est bien laissée faire.

Du coup j'ai fait du rangement et j'ai enfin enlevé des papiers et du bazar qui traînaient par terre depuis le déménagement. Tout arrive un jour...

J'ai reçu l'adresse d'un site pour Escort boys par un escort qui me proposait ses services: http://www.erados.com/ . Les tarifs sont élevés: 500 € pour la nuit. Tout ça, ça ressemble à de la prostitution et le fait de donner cette adresse fait peut-être de moi un déliquant. Il y a certainement plus grave comme faute. De toute façon à 500€ la nuit ils ne doivent pas avoir beaucoup de clients...

jeudi 14 décembre 2006

Daddies

Je suis en train de chatter avec un jeune brésilien qui se trouve à Hendaye juste à la frontière entre la France et l'Espagne. Il a 27 ans et dit qu'il est en France pour apprendre le français, sauf qu'on chatte en anglais, mais bon...

J'imagine le reste : beau métis, plutôt petit, visa de touriste, intelligent, venant du Nordest du Brésil, futur clandestin.... C'est lui qui m'a contacté: il va essayer de se trouver un daddy vite fait.

J'ai déjà rencontré un jeune brésilien dans l'est. Il habitait depuis trois ou quatre ans chez son daddy et, mis à part le fait qu'il parlait assez bien le français, il n'avait pas trouvé de travail et était toujours clandestin répertorié. Par ailleurs il était charmant et beau gosse. Un autre aussi, jeune turc dans la même situation. Ils m'ont tous deux parlé très longuement de leur vie, faite d'inquiétude, de dépendance, d'espoir aussi. Mon pronostic pour ces deux là n'est pas terrible: qu'ils soient régularisés ou qu'ils acquièrent la nationalité française avec le temps, je ne les ai pas sentis aptes à apporter de la valeur ajoutée à une entreprise, n'ayant pas toutes les clés des modes de fonctionnement de la société française. Ils sont de niveau bac +2 certes, mais, à part la mise à disposition de leurs bras ( maçon, balayeur, serveur, cuisto, coiffeur, ouvrier d'entretien...), je vois mal par quel chemin ils pourront passer pour s'intégrer dans la communauté française, d'autant plus que leurs daddys respectifs leur apportent un certain confort de vie, sans qu'ils n'aient rien à faire, ce qui atténue leurs efforts.

Sur le chat, il y a quelques jours, un béninois de 19 ans ( peut-être plus ..) essayait de me convaincre de l'aider. Avant lui, des jeunes marocains et algériens m'aimaient déjà avant de me connaître....

Il y a une sorte de marché aux daddies ouvert sur le monde entier grâce à Internet. Je finirai peut-être un jour par succomber à l'appel de ces sirènes là... Je ne serai pas le premier, ni le dernier...

mercredi 13 décembre 2006

Flacon

Cadeaux... Je voudrais bien envoyer quelque chose à L. Mais quoi? Je suis nul en cadeaux. Je n'aime pas en recevoir. Alors en offrir...! C'est souvent à côté de la plaque et encombrant. Avec les enfants, je charge mon ex-épouse de gérer la question. Elle leur demande ce qu'ils souhaiteraient, organise l'achat et je contribue suivant ce qu'on a convenu.

Les enfants, eux, ne me demandent pas ce que j'aurais envie d'avoir. C'est la surprise. L'année dernière c'était un disque dur, MP3 pour mes transferts de fichiers et mes voyages. Classe... Cette année, c'est la dèche chez mon fils. Donc rien en vue. Aussi bien...

Je suis archi mou là. Il va falloir que je m'arrache. Pour L. toujours pas d'idée. Il aime bien les parfums et les eaux de toilette, mais il en a déjà plein. Quand je le vois il me fait des tests: une giclée par ci, une autre par là. " Comment que tu le sens ?". Ben justement, moi c'est savon de Marseille. C'est l'odeur que je préfère: ça sent le propre. Les parfums c'est l'odeur des animaux, des plantes, de la chimie, pas la sienne. Donc aucun intérêt pour moi.

Bon je crois que ça va être ça: une eau de toilette. Je vais choisir d'après le flacon: je prends le plus joli...

mardi 12 décembre 2006

Fin

Revu dans la nuit le film " Le nom de la Rose". Un concentré de l'obscurantisme religieux et des violences ( tortures, bûchers ) qu'on pouvait justifier au nom de la foi. Rien de nouveau en ce bas monde. Pas étonnant que de plus en plus de gens deviennent athés.

Je l'ai regardé jusqu'à la fin pour entendre la voix off finale. J'adore ces mots de fin, ces chutes. Dans mes souvenirs la dernière répartie des "Hommes prèfèrent les blondes": "personne n'est parfait", les derniers mots de "Barry Lyndon": "ils sont tous égaux maintenant", ou la dernière page des mémoires de guerre du général de Gaulle quand il dit que les jeunes gens de Colombey courtisent les jeunes filles ( la vie continue...) ou bien St Simon qui justifie ses sources ( tout ce que j'ai raconté est vrai... ), ou encore les dernières paroles de la comtesse du Barry " s'il vous plait, encore quelques minutes Monsieur le Bourreau" ( j'aimais tant la vie..).

Sur la télé " C'est dans l'air". On parle de l'Irak. Une guerre civile entre les chiites et les sunnites. Une cata. Des kamikases qui ont vingt ans... Des musulmans entre eux...Comme nous entre les protestants et les catholiques. A quand le mot de la fin pour ce conflit ?

lundi 11 décembre 2006

Dire

L'"affaire" Pascal Sevran, qui a été excessif en parlant de "stérilisation de la moitié de la planète ", mais qui soulève un problème réel, celui de la surpopulation actuelle ou à venir de notre chère terre, et , je pense que là dessus on a le droit de s'exprimer, me rappelle une anecdote .

J'avais été appelé par l'assistante sociale qui voulait m'entretenir au sujet d'un de mes collaborateurs. Au cours de cet entretien elle m'a dit que sa famille était suivie depuis de longues années, qu'ils avaient déjà quatre enfants anormaux qui étaient placés et que la maman, limite débile, était encore enceinte. Elle me demandait, si je me souviens bien, si on pouvait aménager les horaires du mari.

Je lui ai répondu en lui demandant si elle comptait faire quelque chose pour que ça s'arrête. Elle m'a regardé, un peu surprise, sans dire un mot. J'ai poursuivi en lui disant qu'à sa place j'aurais eu un entretien avec la maman et le papa pour les informer des moyens de contraception dont ils disposaient, que la charge de cinq enfants à problème était beaucoup pour eux, de leur suggérer qu'il n'y en ait pas un sixième, un septième etc.... L'assistante sociale n'a pas répondu et nous sommes passé à autre chose.

J'ai peut-être dérapé à ce moment là. La société, en contrepartie de la solidarité, peut-elle suggérer une conduite aux individus ? Oui, je le pense. En contrepartie du coût de la grippe on suggère aux gens de se vacciner, en contrepartie des soins du cancer du tabac on suggère aux fumeurs de s'arrêter, etc...

La solidarité et la critique des comportements sont étroitement liés. Je crois qu'il y a des choses qu'il faut oser dire. Bien sûr la morale, la morale...! Mais c'est comme toujours: trop de morale tue la morale....