dimanche 15 septembre 2019

La photo du mois

Le thème du mois : "Objet(s) de notre enfance"



Ce petit puits c'est le seul bibelot que j'ai connu chez mes parents. Ils n'étaient pas bien riches, une formule pour ne pas dire qu'ils étaient pauvres, et ils vivaient  tant bien que mal au jour le jour, aidés, parfois, par mes grands parents.
Mon père a tenu cependant à nous faire faire des études. L'école, souvent, savait attendre pour le paiement des  pensions...


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samedi 14 septembre 2019

Suite du voyage..

Ma cousine a été bien enterrée avec suffisamment d'encens,  d'eau bénite, de chants et de prières pour que son trajet dans l'au-delà soit direct au paradis. Depuis elle repose dans le petit cimetière qui entoure l'église, dans lequel j'ai retrouvé la tombe de mes arrières grands-parents,  monument complètement abandonné,  envahi d'herbes, pour lequel on s'est promis, cousins, cousines, de faire quelque chose, ne serait-ce que de passer du glyphosate qui ne saurait plus leur faire aucun mal.
Je les ai bien connus, mes vénérables ancêtres, avec lesquels j'ai joué à la belote. Je retrouve parfois mon arrière grand père, qui était marin pécheur, sur de vielles cartes postales, ou le couple en photo dans des livres d'histoire locale.



Pour aller à la gare j'ai emprunté un des nouveaux bus électriques avec wifi à bord, roulant souvent en site propre, qui viennent juste d’être mis en service. Des millions et des millions d'euros dépensés pour voyager dans une ambiance bleue à leds partout, froide à faire déprimer le matin quand on va au boulot, et alors qu'avant je mettais  entre vingt et vingt cinq minutes pour aller prendre mon train, il m'en aura fallu cette fois-ci plus que quarante pour faire mon trajet.  J'appelle ça un fiasco. Mais puiqu'il y a la wifi à bord....


Passage pour voir les petits qui n'accordent quasiment plus d'attention à leur grand père. Je pense que j'ai été aussi comme cela avec le mien. Je ne sais même pas si le fait d'exploser en mille morceaux devant eux les détournerait de leurs tablettes. Il jetteraient peut-être un regard vers le tas fumant que je formerais alors, pour aussitôt retourner à leur jeux ou leurs je ne sais pas quoi.  Mon fils essaye de reprendre le contrôle et en a limité l'usage à deux heures par jour, mais quand ils ont utilisé leur quota, ils plongent l'instant d'après dans des livres ou des bandes dessinées... Il va falloir que je me déguise en indien avec des plumes et entreprenne une danse du scalp pour qu'ils me remarquent, à défaut d'exploser...
Il n'empêche que je suis quand même très content de les voir..

Passage ensuite chez ma fille où j'ai remplacé un radiateur électrique, ce qui m'a pris un peu de temps car il a fallu aller l'acheter, le rapporter en métro ( 19 kilos ) et l'installer..

Retour au Sanctuaire hier matin, passage de G., tarte flambée avec P. et Emmas ce matin pour rapporter ces deux crottes, une tirelire en forme de liasse de billets de banque et une curieuse petite boîte en fonte d'aluminium, objets dont je n'ai pas encore trouvé d'équivalent sur le Net...

L'orchidée est toujours en pleine forme..

lundi 9 septembre 2019

Bref passage..

Tout petit séjour en l'Île. Beau temps...Peut-être resterai-je plus  longuement en octobre, mais j'aime ces passages express. J'irai à l'enterrement d'une cousine cet après midi, l'occasion de voir certains membres de ma famille qui ne se rassemble, hélas, que pour ce genre d'événement. Je ne serai moi-même que le cousin qu'on ne voit que rarement pour ne pas dire jamais.. Mon frère y sera lui aussi.

Sinon, toujours agréable de manger avec P. Il fait partie des rares personnes à qui  je peux tout raconter de ma vie, et vice versa, y compris les passages scabreux qui n'ont pas manqué et qui, heureusement,  ne manquent pas encore.. Nous avons ainsi parfois des conversations qui feraient s'hérisser les cheveux sur plus d'une tête et qui nous confirment que nous n'avons pas si mal vécu que cela et qu'il nous en reste encore à vivre comme, par exemple, réaliser ce fantasme d'entrer dans un confessionnal, de raconter toutes nos turpitudes au jeune prêtre, car ce sont d'infâmes péchés qui vont nous conduire tout droit en enfer selon le saint catéchisme de la sainte église, et d'imaginer que nos aveux, aussi véridiques et détaillés que possible, excitent le confesseur et lui fasse avoir une splendide érection. La récompense serait de l'entendre se tortiller sur sa chaise pour calmer ses nerfs, tenter d'abréger la confession pour ne pas en ouïr davantage et de  dire à la fin qu'il ne peut pas  donner l'absolution à un pécheur qui n'éprouve aucun regret pour tout le mal qu'il a fait...

Qu'on se rassure, ça va rester un fantasme, mais quoi de plus drôle que de se raconter des bêtises pareilles..

Demain début du retour avec une étape chez chacun de mes enfants..

Trouvé ces couverts à poisson par Louis Coignet  1893 - 1928.


mardi 3 septembre 2019

Petites news

C'est la rentrée. Se termine ainsi le cycle de l'été.  Mon petit fils a fait ses premiers pas au collège. "Trop bien" m'a-t-il résumé au téléphone sa première journée de sixième.  Il m'a ensuite fait l'analyse de son emploi du temps soulignant qu'il avait deux heures et demie de permanence mal placées. J'attends de le voir à mon retour de l'Île pour approfondir le sujet. Comme sa sœur l'année dernière, il a reçu de ses parents un téléphone portable pour, sans doute, ritualiser son entrée dans l'adolescence. Autrefois c'était la communion solennelle qui avait ce rôle avec tous les étouffoirs que savait mettre l' église sur les premiers émois adolescents, Jésus avait tant souffert pour nous, maintenant c'est cet accès phénoménal au monde qu'on offre pour que l'enfant s'ouvre aux autres et à lui-même...

Je regarde là, fort distraitement d'ailleurs -le sujet mériterait toute mon attention- , C dans l'air  consacré aujourd'hui aux violences conjugales et aux féminicides. Il ne fait aucun doute que le débat sur la place des femmes dans la société débouchera sur le rôle délétère des religions. La brocante de dimanche dernier était un véritable festival de femmes bâchées, plus dissimulées les unes que les autres derrière leurs horribles tenues destinées à les faire disparaître ou pour le moins à les rabaisser. Je me demande toujours ce que leurs mecs ont dans la tête et qu'est-ce qu'ils peuvent apporter à notre société comme ouverture et comme bien-être. Leur religion leur donne de plus le droit de battre leurs femmes....

Je pars après demain rejoindre ma fille qui a passé quelques jours en l'Île. Nous mangerons avec mon frère le soir de mon arrivée. Je verrai P. le lundi suivant et terminerai mon court voyage en allant faire un coucou à mes petits enfants comme je l'ai dit plus haut...  Un voyage comme un rituel de passage vers l'automne...

.L'orchidée est toujours en fleur et ses feuilles ont grandi. Quelle plante étonnante !...

mardi 27 août 2019

Du G7

Macron a réussi son G7. Les oppositions pensent le contraire, on va appeler cela de la démocratie. Tout ce que fait l'autre est nul en démocratie, et quand on rentre chez soi, qu'on allume l'électricité et qu'il y a de la lumière, on trouve cela normal et évident et n'est certainement pas dû à ceux qui sont en charge des affaires, qui négocient sans cesse avec les patrons, les syndicats, les fournisseurs d'uranium et les autres.
Un opposant, c'est comme cela. Tout ce que fait l'autre est nul. Son yaourt préféré est là, à disposition dans son hyper marché et il tend le bras comme une évidence, le place dans le caddie, et va le manger le soir sans imaginer un seul instant tout le boulot de ceux qui sont en charge des affaires, les négociations avec les agriculteurs, avec la grande distribution, l'entretien des routes pour les camions de livraison, la surveillance sanitaire, les impôts et taxes, la redistribution pour que chacun mange à sa faim, et tout le reste. Non, pour un opposant, tout ce que fait l'autre c'est nul.

Macron a réussi son G7. C'est bien que les gens se rencontrent, se connaissent, discutent ensemble et même s'il n'en sort pas grand chose, ce sont des cultures, des modes de vie qui échangent, qui entendent parler des problèmes de l'autre et qui peuvent coopérer pour essayer de rendre la vie meilleure pour tous. Nous vivons sur une boule de 6378 km de rayon, assez dense pour avoir une atmosphère. Il vaut mieux qu'on s'entende sur nos biens collectifs, car il n'y a pas de plan B.

Alors, les opposants professionnels, les gémissants permanents, les assistés de vocation, les insoumis opportunistes, les flagellants pseudo-masochistes, arrêtez de croire qu'on vous écoute. Vous parlez quasiment dans le désert. Quand le ciel est bleu, il est bleu.


jeudi 22 août 2019

Micro news

Finalement j'ai renoncé à aller en l'Île pour le G7. C'était juste histoire de, et vu les emmerdes que suggère la présence de 13200 policiers sur place, je crois que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Pouvoir dire que j'y étais ne me fera pas un sujet de conversation spécialement intéressant . J'irai en l'Île plus tard de manière plus appropriée et de telle sorte que je puisse voir mes petits enfants au retour.

Sinon, jours tranquilles ici au Sanctuaire. Je vais faire mes tours aux Emmaüs pour rapporter pas grand-chose comme ce réveil à l'ancienne qui fait tic-tac la nuit et dérange, empêchant de dormir, ce qu'on a parfaitement oublié de nos jours avec nos réveils modernes. Sans parler des chiffres lumineux la nuit, dopés avec des sels de radium ou une cochonnerie de ce style..

Brocanté aussi les deux derniers dimanches pour ramasser un PV en y allant.  J'ai perdu un point du coup...


lundi 19 août 2019

Souvenirs

Un peu de nostalgie aujourd'hui.

L. qui avait fait des études complètes de médecine, mais n'avait pas passé sa thèse pour terminer le cursus, n'avait pas pu exercer comme médecin et s'était retrouvé brocanteur. Nous avons étés ami durant quelques années et nous nous sommes éloignés l'un de  l'autre à la suite de différents idéologiques. Il voulait toujours prendre la défense du plus faible, en avait fait une règle de vie incontournable,  et nous nous sommes particulièrement heurté sur le sujet de l'avortement, lui prenant le parti du fœtus, le plus faible, et était contre, et moi prenant le parti de la mère et était pour.
Sa rigidité, bien qu'elle n'ait rien à voir avec quelque aspect religieux que ce soit, mes convictions,  aussi solides que les siennes, nous ont conduit à prendre des distances l'un par rapport à l'autre.

Je ne le voyais plus depuis longtemps sur les marchés. J'ai croisé hier  un brocanteur qui m'a dit le connaitre pour m'annoncer qu'il était mort depuis quatre ans.  Oups !

Souvenirs, souvenirs.  J'en ai évoqué quelques-uns avec mon informateur et, m'a-t-il, dit ça lui a fait du bien de d'évoquer ce personnage un peu hors du commun. Ainsi a-t-il revécu quelques instants...

Trouvé ce coffret recouvert de cuir d'artisanat touareg. Beau travail raffiné...


jeudi 15 août 2019

La photo du mois

Thème du mois :  mythes et mythologie(s).



Père Lachaise. Le gisant de Victor Noir par Jules Dalou.
Victor Noir est assassiné à 21 ans le 10 janvier 1870 par le prince Pierre-Napoléon Bonaparte, cousin de Napoléon III, empereur régnant.  Cent mille personnes assistent à ses funérailles et il devient un symbole républicain.
La belle virilité du gisant entraîne certains femmes en mal d'enfant à venir caresser son bulge pour devenir fertiles, mythe toujours en vogue de nos jours, d'où l'usure qu'on peut voir sur le bronze....



Ont également participé :

lundi 12 août 2019

Du préau...

Je viens de passer quatre jours chez ma fille. Elle rêvait depuis longtemps d’électrifier le préau au fond de sa pelouse pour avoir de la lumière et des prises de courant. Ce fut le but de ce voyage pour lequel elle prit deux jours de congé pour m'aider.

Donc jeudi matin nous avons commencé par l'expression des besoins. Des lampes où, des prises où ?  Ensuite un schéma pour concrétiser, discussion et pour finir, la liste des achats.
Passant de la théorie à la pratique, j'ai commencé par regarder comment rentrer dans  la maison et me raccorder à son tableau électrique général. Nous avons poursuivi par l'examen des extrémités de la gaine qui a été enterrée par l'antépénultième propriétaire qui avait, lui aussi, prévu de raccorder le préau à la maison, examen pour constater que le fil de tirage, en  nylon, était toujours là, oh joie, mais qu'il était coincé et qu'on n'arrivait pas à le faire bouger.
Petit à petit, nous y sommes parvenus, sans tirer trop fort cependant pour ne pas qu'il casse, ce qui aurait mis fin à notre velléité de travaux..
Nous filâmes ensuite à Leroy Merlin pour faire les courses.. Total dans les 300 euros...




Au retour, toute la question était de savoir si nous parviendrions à passer le câble électrique que nous venions d'acheter, à l'intérieur de la gaine enterrée.. Pas question de risquer l'opération avec la ficelle en place beaucoup trop fragile. Après plusieurs tentatives infructueuses pour rentrer du matériel plus solide que nous venions d'acquérir, ma fille me proposa du fil de fer dont elle avait un petit rouleau de 50 m tout neuf.  Nous avons réussi le remplacement de la cordelette de nylon par notre fil de fer, doublé pour en augmenter la résistance, tout en observant que la gaine n'allait pas en ligne droite sous la pelouse.

Je ne sentais vraiment pas la suite et avais peur d'un échec, mais nous n'avions pas d'autre choix que d'essayer de tirer le câble définitif. Et donc  en voiture Simone. J'ai tiré comme un bœuf pour faire rentrer ce câble qui a avancé tant bien que mal,  la gaine posée depuis plus de dix ans devait être écrasée ou en très mauvais état . Par chance le câble est ressorti de quelques centimètres avant que le double fil de fer ne casse. Impossible dès lors de le faire bouger, mais ouf, l'essentiel était fait, nous avions traversé la pelouse. Fin de la première journée..

Deuxième et troisième journées plus classiques. Percements, chevilles, tubes, fixations, vissages, traçages au bleu, raccordement, pose de prises, de lampes, d'interrupteurs... Nous avons terminé samedi après midi avec la participation du compagnon de ma fille. C'est alors que j'ai branché au tableau général.  Basculement du disjoncteur de protection  et hop, tout a fonctionné du premier coup. Champagne !




Dimanche après midi  sortie à Auvers sur Oise, envahi par des Japonais, sous un ciel assurément Van-Goghien. Un beau village bâti à flan de falaise  et un beau parcours que nous avons fait à pied. Visite, ému,  de la chambre mortuaire de Vincent dans l'auberge Ravoux, visite de la maison du docteur Gachet, où j'ai dû faire pipi, une manière comme une autre d'entrer dans l'histoire de l'art, et ensuite le cimetière qu'on a rejoint en passant par la sente  du Montier   où, traversant des  champs, on s'est retrouvé en plein dans les paysages qu'a peints Van Gogh à la fin de sa courte vie.

Retour au Sanctuaire lundi.




mardi 6 août 2019

Zellenberg

Je brocante un peu, mais juste pour trouver des petites choses, ce qui me satisfait largement. Je dépense quelques euros, rarement plus, ce qui me revient bien moins cher qu'une addiction au tabac.

Dernière entrée au Sanctuaire, cette gravure extraite du Topographia Alsaciae de Merian 1644 montrant Zellenberg.




De nos jours les remparts, le château ont disparu. C'est un village cossu situé en plein vignoble