samedi 13 octobre 2018

Dur, dur...

Lienemann vient de quitter ce qu'il reste du PS pour fonder un nouveau parti où il n'y aura que de "vrais socialistes", c'est à dire elle toute seule. Il se trouvera sans doute des médias pour lui donner plus d'importance qu'elle n'a et lui offrir des heures d'antenne pour l'entendre gémir.
Elle n'est pas la seule à gémir et c'est fou le nombre de gémissements qu'on accumule chaque jour qui passe et pour qui reste  longtemps devant sa télé, il finit par être convaincu qu'il vit dans un monde absolument insupportable, injuste, où chacun est forcément malheureux tant la société est mal faite...
Personne ne parle des routes bien faites, des écoles gratuites, des soins que chacun reçoit,  des immenses forêts dans lesquelles on peut aller se promener, des magasins bien approvisionnés, etc....

En retournant voir  tout ce que j'ai déjà écrit sur les gémissements en tous genres, j'ai sélectionné cet extrait du 3 avril 2014 que je trouve toujours d'actualité :

"les gens qui viennent avec leurs problèmes me lassent très rapidement. Je préfère ceux qui viennent avec leurs solutions. Les dépressifs me fatiguent, m'exaspèrent. C'est tellement facile de gémir, de critiquer, de se plaindre. J'ai fait un tour des blogs politiques de gauche, c'est ce qu'ils sont devenus, des machines à râler, des râloirs, à se lamenter, des lamentoirs, à  démonter, des démontoirs, à douter, des doutoirs.
 La gauche, avec une sorte de fascination morbide, est en train de se découper en lambeaux et entreprend, dans la ferveur, une agonie qui va encore durer trois ans. On se croirait un vendredi saint à Lourdes, avec même l'espoir d'un miracle.
Je ne peux pas m'empêcher de penser à un ami dans la chambre duquel il y avait un grand crucifix ancien de toute beauté, chose absolument anachronique vu ce qui se passait dans le lit et qu'il était incroyant, et quand je lui ai demandé pourquoi il avait ça, il m'a répondu qu'il avait trouvé que le Christ souffrait bien et ça lui avait donné envie de l'acheter...
 C'est à ça qu'on se rend compte combien on est imprégné par notre culture judéo chrétienne: il faut avoir ses souffrances. Sans souffrance vous n'êtes rien. Vous voulez intéresser? Gémissez! Vous voulez exister? Critiquez! Vous voulez plaire? Râlez!
 Je trouve que  l'effort et le travail sont plus positifs que  la souffrance et la lamentation. Et il est certain qu'on s'en sortira en s'attaquant aux problèmes plutôt qu'en gémissant. Alors, qu'on rende des marges de manœuvre aux entreprises, qu'on devienne créatif, qu'on monte en gamme pour exporter la qualité française, qu'on innove dans la biologie, les nanosciences, qu'on découvre la batterie à haute capacité de stockage, qu'on exporte du TGV, qu'on commence ta transition énergétique, qu'on développe la recherche, bref qu'on aille de l'avant en croyant à demain..."

Cet étrange objet, la miniature d'une presse, est sans doute un cadeau de départ en retraite et a été joliment fabriqué pour l'occasion par l'un des amis du retraité...

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