dimanche 30 juillet 2006

Mouettes

Mon ex est repartie. Un peu reposée, j'espère. Les dernières années avant la retraite sont dures...

Rando avec les Bascobaroudeurs: bord de mer, cris de mouettes, nouvelles têtes.

Je me suis tiré le portrait sur les vitres du Kursaal...

samedi 29 juillet 2006

Ringard

Repas hier soir à "la cantine". Repas nul cette fois. Rien de bon. On me demande comment je veux le magret. Saignant. On me sert un truc cramé... Et tout à l'avenant... Je vais éviter cet endroit pendant un certain temps...

En sortant un feu de ma voiture cassé. J'étais pourtant bien garré...

On regarde un film ensuite: "les côtellettes" de Bertrand Blier. Nul ce film. Il a été présenté à Cannes. A Cannes on montre n'importe quoi...

Le phare, pour finir. Nul aussi. Donc soirée à oublier.

Autre Bertrand, Bertand Delanoë, lui, a interdit le naturisme, les seins nus et les strings à Paris Plage. Il devrait faire un tour à Berlin. Les naturistes s'y installent en pleine ville et tout le monde s'en fout. La France est de plus en plus ringarde. Tous nos voisins nous dépassent. Nous n'aurons bientôt plus rien à leur montrer: tout sera beaucoup mieux chez eux. Alors ils ne viendront plus. Ou bien ils viendront pour nous voir comme dans un zoo et ils nous jetteront des cacahouètes. Notre slogan sera alors: "venez visiter la France, ses châteaux, ses musées, sa vie d'antan, ses messes du dimanche, ses femmes voilées, son puritanisme, son amour à la missionnaire, ses ligues de vertu, ses valeurs traditionnelles, son immobilisme et ses élus coincés." Je trouve qu'on y est déjà...

J'attendais plus courageux de ta part, Bertrand...

vendredi 28 juillet 2006

Comment taire ?

Aujourd'hui, sur l'excellent blog de REGIS SADA, MARIONS LES HOMOS, j'ai commis le commentaire suivant:

"Je ne peux pas m'empêcher d'observer qu'il y a beaucoup d'enfants à qui on impose une famille anormale: père alcoolique, père incestueux, parents chômeurs, mère dépressive, parents drogués, parents violent, parents indifférents, parents incultes, parents extrémistes, parents voyous, parents pauvres, parents riches, parent isolé, parents divorcés, parents déchirés...etc...etc...
Ceux qui nous rabachent sans cesse avec "la famille", "la famille" comme lieu idéal pour la "construction de l'enfant" feraient mieux d'y regarder en deux fois, devraient prendre davantage en compte les réalités au lieu d'essayer de nous faire croire qu'"un père, une mère, un enfant" c'est l'idéal absolu.
TOUS les enfants sortent marqués par leur passage par "la famille", et la majorité en sort traumatisée. Il y a peu d'enfants heureux..."

Pour compléter ce commentaire, pour moi le meilleur endroit pour l'épanouissement de l'enfant, c'est l'endroit où il est aimé. Partant de là ça peut être plein d'endroits: chez ses parents biologiques, chez ses parents d'adoption, chez sa grand-mère, au sein d'une famille recomposée, dans un couple homosexuel etc...Tous ces lieux se valent.

jeudi 27 juillet 2006

Entartage

"POITIERS (AFP) - Ségolène Royal a annoncé mercredi qu'elle proposait un emploi rémunéré cet été dans les services de la Région Poitou-Charentes, dont elle est présidente, à un jeune homme qui l'avait entartée le 16 juin à La Rochelle."

Avis à tous les chômeurs: si vous cherchez un travail, entartez Ségolène...

Gloire aux entarteurs finalement... Là, je trouve que Ségolène donne le mauvais exemple. C'est quelque part reconnaître le droit à l'incivilité, aux occupations de voies de chemin de fer, aux démolitions d'outils de travail lors des grêves, aux épandages de fumier devant les préfectures, au saccage des bureaux des impôts, aux incendies d'écoles maternelles, j'en passe et des meilleurs.

Ce jeune homme doit, comme les autres, être condamné à un travail d'intérêt général. Ségolène peut retirer sa plainte, rencontrer ce jeune homme pour l'engueuler de vive voix si elle le trouve utile, mais certainement pas l'encourager à recommencer...


mercredi 26 juillet 2006

Libre ?

Soldes hier. Trouvé un graveur DVD avec disque dur 160 GO: le même que celui que je voulais acheter il y a trois mois. Il est maitenant presque à moitié prix.

L'informatique, la télétique, l'audiotique, c'est une course sans fin. Des produits, des normes, des standards apparaissent sans arrêt, alimentant la folle machine industrialo-commerciale mondiale qui est comme une sorte de rouleau compresseur qui écrase les équipements que vous venez tout juste d'acheter pour les démoder à l'instant même où ils franchissent la porte du magasin.

Alors autant acheter du démodé tout de suite. C'est ce que je fais. Dans le fond mon coup de coeur d'il y a trois mois m'aurait produit un pincement aujourd'hui si j'y avais succombé. Fichtre monde où on vous fait prendre en permanence des vessies pour des lanternes, où la pub vous conditionne du matin au soir.

Plus vous arrivez dans les zones de contact avec l'extérieur, plus ce conditionnement fonctionne: je suis toujours surpris du décalage qui existe souvent entre les voitures (objets de parade avant tout) et les intérieurs des gens quand je peux y pénétrer. Les intérieurs sont souvent chiches avec peu de meubles, peu d'objets, peu de confort, tandis que les voitures suivent la mode et sont rutilantes...

Je fais exactement l'inverse. C'est un jeu et une philosophie. Ca marque aussi une volonté de résistance à tout ce qu'on nous fait gober des premières lueurs de l'aube jusqu'au splendeurs du crépuscule...

Voilà. C'était mon quart d'heure "j'me sens libre jusqu'au bout des ongles...!"

mardi 25 juillet 2006

Illusion

Hier j'ai revu YAM'S. Il était à sa place habituelle en train de faire ses mots fléchés habituels. Il n'a pas trouvé le moindre boulot ici et il repart vers ses terres. Il m'a dit que j'étais la seule personne à qui il avait parlé depuis 15 jours. Il vient d'avoir une nouvelle saisie sur son compte de 90 euros, et c'est la cata, une fois de plus. 90 euros c'est deux ou trois semaines de survie quand on est chômeur.. L'Île n'est qu'un mirage...

Tous les samedis, à la nuit, l'Île se pare d'un grand feu d'artifice, peut-être pour bien accentuer le côté illusion, paillettes et champagne de la vie d'ici, l'été. Quand on est là pour les vacances, on s'entasse sur L-a P-l-a-g-e, on bronze, on drague, on se baigne dans l'océan qui est d'une douceur à faire rêver. L'illusion fonctionne à plein régime et vous délivre à la tonne ses sucreries, ses émotions de vagues qui ont failli vous noyer, sa cuisine locale, ses festivités, ses nuits chaudes ( le phare ne désemplit pas...), son bonheur garanti... L'Île est une vieille pute qui vous embobine une fois de plus, et vous vous laissez faire: vous aimez trop ça...!

lundi 24 juillet 2006

Famille...

Mon ex, F., celle avec laquelle j'ai eu deux enfants, est ici en ce moment. Les enfants lui ont offert une cure de thalasso comme cadeau de Noël. Moi je lui offre l'hébergement en l'Île.

Vie à deux donc, pendant une semaine. Mon frère ainé a eu l'air tout surpris qu'on puisse se retrouver ensemble. Mon père lui a expliqué qu'il y avait une chambre d'amis. Là dessus la famille a dû se mettre à fantasmer...

Quand je reçois un ami pour quelques jours, j'ai le droit à la rituelle question de mon père: " c'est un célibataire? ". Comme c'est toujours un célibataire, j'espère qu'il en a tiré les bonnes conclusions. Je n'ai jamais formellement dit à mes parents que j'étais homo, mais s'ils ne le savent pas maintenant, c'est franchement qu'ils y mettent de la mauvaise volonté. En tout cas, mon père ne tient plus de propos homophobes depuis un certain temps. Mon frère ainé, que je vois très peu, lui, par contre, en tient . C'est toujours étrange de l'entendre dire du mal des homosexuels qui ne lui ont jamais rien fait. Il ignore totalement que je le suis.

Mon ex est au courant. Je lui avait dit, au début de notre relation. Je crois me souvenir que je l'ai toujours dit aux femmes que j'ai connues. Quelques unes ont été très motivées par cette concurrence. Plusieurs ont souhaité faire des choses à trois, mais je n'ai jamais pu le réaliser. Un homme m'a quitté parce que je retournais vers une femme. Je l'aimais pourtant bien P.; j'ai passé un mois délicieux avec lui...

Une photo prise hier soir. Moment qui me fascine toujours. Reviendra-t-il ? Oui !

dimanche 23 juillet 2006

Rossini

Petit post pour faire un peu prout-prout, mais après tout, je vis chez les riches...

Dans son journal Stendhal écrit le 8 janvier 1817: "(...) A Terracine, dans l'auberge superbe bâtie par Pie VI, l'on me propose de souper avec les voyageurs qui arrivent de Naples. Je distingue parmi 7 à 8 personnes un bel homme blond, un peu chauve de 30 à 32 ans. Je lui demande des nouvelles de Naples et surtout de la musique.(...) C'est Rossini lui-même. (...) Il me dit que Naples veut une autre musique que Rome; et Rome une autre musique que Milan. Ils sont si peu payés! Il faut courir sans cesse d'un bout de l'Italie à l'autre et le plus bel opéra ne leur rapporte que mille francs .(...) Comment avoir le courage de lui reprocher de faire un opéra en 15 jours? Il écrit sur une mauvaise table d'auberge, au bruit de la cuisine, et avec de l'encre boueuse qu'on lui apporte dans un vieux pot de pommade.(...) Comment ne pas percevoir un droit sur les troupes qui jouent ses trente opéras? Il me démontre qu'au milieu du désordre actuel, cela n'est même pas proposable.(...)"

Bon. J'y crois pas! Stendhal croise par hasard l'une des deux plus illustres personnes d'Italie. C'est comme Chateaubriand qui dîne avec Washington , je crois, comme il le raconte dans les mémoires d'outre tombe... Moi, bien entendu, j'ai couché avec le pape....!

Par contre ses remarques sont fort intéressantes. On note tout d'abord qu'il est attiré par les mecs blonds autour de la trentaine. Il faisait peut-être partie de la famille.

Et puis les conditions de la création artistique à l'époque donnent un peu froid dans le dos. Stendhal évoque, à juste titre, la nécessité d'un droit d'auteur. Tous deux reconnaissent que tout cela n'est réalisable que dans un monde suffisamment organisé, ce qui devrait faire taire tous ceux qui ne cessent de se plaindre de notre époque.

samedi 22 juillet 2006

Chez les riches

Ma femme de ménage, enfin celle qui nettoie l'escalier, les abords etc..., roule en Golf. Moi je roule dans un débris.

Quand j'ai fait les travaux dans l'appartement elle n'a pas compris pourquoi je les faisais moi-même. Elle m'a fait entendre qu'elle ne saisissait pas bien.

Je l'ai revue deux jours plus tard et elle avait trouvé une explication: " vous faites ça vous-même, parce que ça serait trop long de faire faire par des entreprises". La logique, pour elle, c'était ça. Ici personne ne fait rien lui-même surtout pas des travaux de bâtiment. On est chez les riches....

Je viens d'aller dans le charmant petit quartier où j'habite. Fleuriste, traiteurs, fromager ( très beau garçon d'ailleurs ), bistros, boucher, boulanger etc... On est dans une structure urbaine à l'ancienne. Ca devient très rare. C'est devenu un privilège de riches.

J'ai un soir discuté avec un homme qui quittait l'Île et venait juste de revendre son appartement, très cher, puisqu'il avait une superbe vue sur la mer. Pourquoi partait-il ? Il ne supportait plus d'habiter dans le carré d'or, cette concentration de personnes âgées qui vit ici et qui possède beaucoup d'argent. " Ils sont lents, ils sont chiants. Chez les commerçants ils sont pénibles. Les commerçants les chouchoutent parce qu'ils sont bourrés de fric et ça prend des heures...Je ne les supporte plus."

C'est vrai qu'en sortant tout à l'heure, je n'ai pratiquement vu que des personnes âgées. Mais j'ai croisé aussi un beau surfeur avec sa planche, en short, torse nu. Une telle concentration de beaux mecs que je peux voir en permanence jouer avec les vagues, c'est peut-être aussi un privilège de riche....

vendredi 21 juillet 2006

Religions

Il fait chaud ici et il fait chaud là bas. Mais là bas ça fait plus de 60 ans qu' ils n'arrivent pas à s'entendre. 500000 déplacés, une catastrophe sanitaire et une grande offensive terrestre en préparation. Les lignes de fractures : celles des religions. Mêmes races, mêmes origines, mêmes pays, mais religions différentes : c'est la guerre. Quand va-t-on se débarrasser des religions...?