samedi 9 juin 2007

Pédophiles

Lu ce matin dans Libé :"Ils n'étaient que quatre, sur douze, à comparaître vendredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Quatre hommes poursuivis pour s'être connectés sur Internet à des sites illégaux et avoir téléchargé des photos ou des films mettant en scène des enfants. Le dossier découle d'une enquête à l'échelle mondiale, baptisée «affaire Falcon», menée en 2004 par le FBI, et qui avait permis l'arrestation de clients grâce à leurs cartes bancaires dans 99 pays. En Gironde, dix utilisateurs ont été localisés. Cinq d'entre eux, un avocat, un médecin, un banquier, un prêtre, un chirurgien dentiste, et un chef de service à la mairie de Bordeaux, n'ont été sanctionnés que d'un simple rappel à la loi. Quant au sixième, un autre avocat, l'enquête est en cours. "Je suis choqué de ce distinguo fait sur l'opportunité des poursuites", déclarait vendredi à l'audience Me Ducosse Ader, représentant l'un des quatre prévenus. Il semble que la différence de traitement soit liée au cadre légal. Depuis mars, la loi a été durcie, et réprime la consultation de sites pédophiles, si elle est «habituelle» . A l'époque des faits reprochés, en 2003-2004, seules étaient poursuivies la détention ou la cession d'images mettant en scène des mineurs. Ceux qui n'ont pas conservé ces fichiers sont passés entre les mailles du filet".

Avocat, médecin, banquier, prêtre, chirurgien dentiste, chef de service, on ne s'attend pas à les trouver là. Ils y sont pourtant...

vendredi 8 juin 2007

Voisine

La préparation de la gay pride suit son cours. Nous abordons la dernière semaine. Plein de choses sont lancées. J'espère qu'il fera beau.

J'ai fait connaissance avec la voisine qui a fait les travaux pendant si longtemps et nous a percuté les oreilles avec son marteau piqueur. Elle m'a fait une scène de genre du haut de sa suffisance: elle fut désagréable et vulgaire. L'argent ne peut pas tout. Ce fut à un point où j'ai éclaté de rire: finalement son numéro fut tout à fait cocasse.

Je regarde la boîte. Sur M6 une histoire à faire dresser les cheveux sur la tête. Maintenant nous avons droit à un crash d'avion. L'épisode d'après que va-t-il se passer? J'imagine le pire : un train à pleine vitesse rentre dans l'Empire State Building, traverse les murs et fini sa course dans le Macy's tuant tous les clients qui faisaient la queue aux caisses. Pendant ce temps là l'Empire State s'effrondre sur la moitié de New York tuant d'un coup tous les pompiers présents. Un raz de marée, juste à ce moment là submerge tout etc, etc...

Cette télé c'est l'horreur. Je préfère encore ma voisine....

jeudi 7 juin 2007

Putman

Je pourrais m'étrangler une nouvelle fois sur la position des évêques du Brésil qui critiquent plein de choses là bas, mais à quoi bon, ces gens là sont indécrottables ici, là ou ailleurs, orbi et urbi. Je zappe.

Je pourrais raconter l'assemblée générale de copro qui s'est tenue tout à l'heure, mais je ne vois pas bien l'intérêt d'en parler. Je zappe.

Je pourrais commenter mon repas ce midi chez mes parents, les pommes sautées à la graisse de canard, le gros paquet de madeleines que mon père, qui devient gourmand, s'est enfilé depuis qu'on l'a ouvert mardi, mais là je sens que je vais lasser. Je zappe.

Je pourrais dire que j'avais quatre lettres dans la boîte dont une offre d'un bilan gratuit de ma vue, tout ça juste pour m'enfiler une nouvelle paire de lunettes, sauf qu'avec moi ils peuvent toujours attendre. Je zappe.

Je pourrais envisager d'aller faire un tour à Chiberta dans les bois indignes ou au phare dans les fourrés mystérieux. Mais bon, vous vous en foutez dans le fond. Je zappe.

Alors, j'ai vu Andrée Putman sur la cinq. A 83 ans, elle retapait une villa à Tanger. J'adore ce qu'elle fait. J'aime son sens de la ligne, du contraste, du dépouillement, ses décrochages, son noir et blanc.... Elle a donc réalisé quelque chose de très beau, très classe et très zen là bas au Maroc dans cette énorme bâtisse perchée tout au bord de la mer. Mais bon, c'était pour HBL et son égérie, très évaporée dans ce reportage, comme à son ordinaire. Ca m'a un peu coupé l'enthousiasme du coup...

mercredi 6 juin 2007

Gini

Il y a des jours où la boîte me fait connaître des choses intéressantes. Ainsi j'ai appris que quelqu'un avait pensé à mesurer les écarts de revenus entres les riches et les pauvres par pays et que ce mec s'appelait Gini. Merci à Wikipédia pour ce qui suit:

Le coefficient de Gini peut être représenté par un diagramme de la courbe de Lorenz. Si l'aire de la zone entre la diagonale d'égalité parfaite (en pointillés) et la courbe de Lorentz (en gras) est A, et l'aire de la zone à l'extérieur de la courbe de Lorenz est B, alors le coefficient de Gini est A/(A+B).

En pratique, on ne dispose pas du revenu de chaque habitant, mais de « tranches » de la population. Pour n tranches, le coefficient s'obtient par la formule de Brown :

où X est la part cumulée de la population, et Y la part cumulée du revenu.

Graphiquement, c'est la superficie de la zone entre la droite d'égalité parfaite et la courbe de la situation réelle. Plus l'aire est grande, plus le pourcentage est élevé et donc plus les inégalités sont importantes.

Voilà une notion qu'elle est intéressante. Pays les plus égalitaires le Danemark et la Hongrie. Tout ce qui est vert plus clair est pas mal non plus, ce qui veut dire que les tensions sociales y sont faibles. La France est en troisième zone...

En rouge, c'est nettement mauvais et en brun foncé, il faut oublier et n'y mettre jamais les pieds... En gris c'est les pays qui ne donnent pas de statistiques...

Bon tout ça pour dire qu'il vaut mieux habiter dans du vert. Après cinq ans de Sarkozysme quelle sera la couleur de la France? Vert, rose, rouge ? On verra...

mardi 5 juin 2007

Out

J'ai attendu pour avoir quelque chose d'intéressant à raconter, mais là rien: la boîte ronronne ses habituelles platitudes; je viens de regarder un western, ce qui m'a fait penser que la même période historique chez nous ne fait l'objet d'aucune attirance particulière pour les scénaristes, à part l'excellente dernière série de films d'après Maupassant qu'on a pu voir il y a quelques mois, alors que cette période me parle, qu'elle est riche de mille choses, mais ce dédain existe peut-être en raison de la politique coloniale d'alors que nous nous ne parvenons plus à assumer; plus tôt je suis allé manger chez mes parents, mais je n'avais rien à dire et eux non plus, d'où une conversation sur le goût des pommes de terre nouvelles, l'onctuosité de la sauce de la blanquette et le sel qui s'agglutine dans la salière à cause de l'humidité; plus tard j'ai envoyé, par le net, les clichés d'un flyer pour la gay pride à l'imprimerie, qui, je l'ai appris, se trouve en Allemagne et parvient à nous livrer le travail terminé, 2000 exemplaires, ici, cinq jours après, j'hallucine; là maintenant, je discute par MSN Messenger avec mon modèle photo qui se trouve chez lui, mais la conversation s'éteint toute seule; le matin j'ai fait la lessive et j'ai lavé les draps dans lesquels avait dormi J. et ils sont en train de sécher étendus sur les portes; et puis le matin et l'après midi, une nouvelle fois, j'ai essayé de connecter à la Wifi mon ordinateur portable, ce que je ne parviens pas à faire depuis plus de trois mois, et j'ai vraiment déjà essayé pas mal de choses, mais là je suis nul, voilà, voilà, il n'y a vraiment pas grand chose à raconter de cette journée out et pour tout dire, une seule phrase suffit...

lundi 4 juin 2007

J.

Première location de ma chambre d'hôte. Premier hôte donc. Dans mes motivations il y a celle de la rencontre et du plaisir de croiser des gens. Ce fut le cas.

J., qui vient de tout quitter, travail, ami, logement, est sur le chemin de St Jacques de Compostelle. Il porte un grand sac à dos paré de la coquille où est concentrée toute sa vie pour ses deux prochains mois. Il va marcher jusqu'au cap Finistère en espérant trouver des réponses à ses questions.

Nous avons longuement parlé: une vieille bête comme moi sait que la réponse c'est: "qu'il n'y a pas de réponse". Je lui ai dit. En retour il a mis le doigt sur mes rapports complexes avec l'argent. Bref ce fut assez direct, comme j'aime que les choses soient dites...

Il est reparti ce matin vers St Jean Pied de Port. Une longue montée l'attend jusqu'à Roncevaux d'où il plongera vers l'Espagne, et ensuite il aura 33 jours d'étapes jusqu'à son but final. Au bout du parcours aura-t-il trouvé son chemin?

Bon vent J. et que la vie te soit douce...

dimanche 3 juin 2007

E.

Revu E. hier soir au bar. C'est un des plus grands mythomanes que je connaisse. Il m'a fait une extraordinaire séance il y a un an ou deux.

Autour d'un verre, il s'est mis à me raconter sa vie avec moult détails. Bien sûr son père était un ambassadeur ou un militaire de haut rang, bien sûr il a vécu une partie de son enfance en Argentine où son père a connu sa mère, bien sûr sa famille et lui possèdent des grands domaines là bas, bien sûr un procès en cours l'empêche d'avoir accès à toute cette fortune, bien sûr il est un peu gêné financièrement à cause de ce procès ce qui l'oblige à vivre un peu ( beaucoup!) aux crochets de son ami, bien sûr son père les a abandonnés quand il est parti avec sa maîtresse, bien sûr il a vécu longtemps à Paris dans les meilleurs milieux et il connaît tout le monde, bien sûr il m'a confié fort à propos des anecdotes fort croustillantes et de première main sur les uns et les autres, mais là où il fait vraiment très, très fort, c'est quand il m'a dit qu'enfant il avait vécu quelques années à Beyrouth et qu'il était quand s'est déclenchée la guerre du Liban. Et, devinez quoi ? Le premier obus qui a été tiré dans cette guerre est venu juste traverser le mur de sa chambre, s'est planté dans la cloison d'en face et n'a pas explosé par miracle !

Là, je dois vous dire que je n'en pouvais plus: faire plus incroyable c'est quasiment impossible....

Longueur

L'audition des cantates, des fois, n'avance pas vite. Là je reste scotché sur l'aria "Adam muss ins uns verwesen" de la BWV 31. Trois jours que ça dure: je me repasse l'objet en boucle.

Hier soir raté une émission sur René Lalique dont j'aime l'oeuvre magistrale. Son travail du verre n'a jamais été égalé. Je possède quelques objets qui sont passés par son atelier, sinon par ses mains. Par contre je ne possède pas le fonctionnement de mon enregistreur qui ne se règle pas automatiquement en passant à l'heure d'été: d'où le ratage...

Une autre émission hier soir, sur Eva Braun, qui s'est peut-être enregistrée normalement. J'avais réglé l'horloge de l'appareil entre temps... Je verrai cela tout à l'heure. Hitler avait une maîtresse, il avait aussi une chienne. Et aussi une voiture, mais c'est pas lui qui l'astiquait le dimanche, c'est peut-être en cela qu'il était monstrueux... Jouait-il au tiercé? Regardait-il le foot à la télé? Autant de questions qui n'ont toujours pas eu de réponses. Par contre certains racontent qu'il avait une toute petite bite. C'est ce complexe qui aurait tout déclenché. On ne saura pas le fin mot de l'histoire. Mais ce qui est sûr, c'est que s'il avait réussi son concours d'entrée à son école des beaux arts, ou s'il avait été un homosexuel épanoui, le destin du monde aurait été changé.

Autre complexé, l'empereur Guillaume II qui avait le bras gauche atrophié suite à une mauvaise présentation à la naissance. D'où son surmoi et peut-être aussi le déclenchement de la guerre 14.

En tout cas deux guerres, et pas n'importe lesquelles, pour des problèmes de longueur. Comme quoi Freud s'est un peu planté en ne faisant jamais aucune allusion au physique dans ses théories.

Insomnie, cette nuit, dormi trois heures. Temps médiocre prévu pour la gay pride. Voilà les dernières nouvelles...

samedi 2 juin 2007

Sombrer

Longtemps je me suis couché tard. Toujours, à peine ma lampe éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire: " je m'endors". Et jamais, la pensée qu'il était temps de chercher le sommeil ne m'éveillait; le volume que j'avais parfois entre les mains faisait partie de ma nuit et s'imprimait sur mon visage. Je dormais d'un bloc sans faire de réflexions sur les quelques phrases que je venais de lire: je ne pensais jamais, en dormant, être une église, un quatuor, ou une rivalité entre François Ier et Charles-Quint. Mon sommeil était tout d'un oubli, d'un naufrage profond dans les abysses les plus vertigineux. Cet anéantissement survivait pendant quelques minutes à mon réveil; il ne choquait pas la raison, mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le jour était levé. Puis le monde commençait à me devenir intelligible, comme après la métempsycose des pensées d'une existence antérieure. Je recouvrais peu à peu la vue, repérant avec étonnement les objets de ma chambre sortants du halo de mes yeux englués. Je me demandais quelle heure il pouvait être; j'entendais les bruits de la ville, les infrasons des bus plus ou moins éloignés, les hurlements rauques des mobylettes, relevant les distances, me décrivant l'étendue de la cité en mouvement où l'ouvrier se hâte vers son travail et parfois, aussi, je percevais le bruit sourd de la mer quand elle était forte. Et puis, après ce long temps de l'émergence du vide et du retour dans le monde, le rituel était toujours immuable et nécessaire : je me levais pour pisser...

vendredi 1 juin 2007

Dodo

Réunion pour la préparation de la Gay pride. Elle se présente sous de meilleurs auspices que celle de l'an passé. Il reste la question du temps: ici il est toujours aléatoire. On verra bien..

Pas d'autres nouvelles . Je perçois de loin les soubressauts de la campagne électorale qui ne passionne pas les foules. C'est comme si les choses étaient déjà entendues... Et elles le sont.

Il est tard. Bonne nuit..