mardi 31 octobre 2006

Harmonie

Vu l'évolution des moeurs ces dernières années, il serait peut-être temps de revoir l'ordonnance de 1945 qui protège les mineurs et de descendre l'âge de la majorité pénale.

Si l'on admet maintenant, qu'à partir de 15 ans un mineur est capable de donner un consentement en matière sexuelle il me semble que de la même manière il est capable à cet âge de faire des choix et de les assumer. Ceci aurait l'avantage de correspondre plus à la réalité du terrain, ce que chacun peut constater.

Je trouve également nécessaire d'impliquer davantage la responsabilité des parents . Les sanctions pécunaires à travers toutes les aides sociales qui redistribuent la richesse produite me semblent être une bonne solution. Il n'est pas normal que la société paie deux fois : une fois en aidant ceux qui ont besoin d'être aidé, ce que je trouve absolument légitime, une deuxième fois en réparant les fautes commises par les uns et les autres par défaut d'éducation, ce qui est du pur gaspillage de l'effort collectif. La contrepartie de toute aide sociale est que la société, dans son ensemble, en retire une plus grande harmonie. Cet argent ne doit pas être redistribué pour rien.

Je vais faire hurler, mais bon, je crois qu'il faudra en passer par là. Prendre au portefeuille, c'est un langage fort qui porte presque toujours ses fruits. Il ne faut pas hésiter à l'utiliser. Je compte sur Ségolène pour sortir la gauche de son angélisme en la matière.

lundi 30 octobre 2006

Médias

Dans le studio il me reste la moquette à poser. Ca sera peut-être fini ce soir...

L. n'assume plus... Hier, je suis allé au sauna pendant qu'il est resté chez moi à regarder la télé. Il a classé sa sexualité au rang des accessoires inutiles et la sortira peut-être un jour du placard, comme on sort les skis une fois par an pour aller aux sports d'hiver....Bon, c'est comme ça. Lui et moi, c'est une vieille amitié qui court depuis longtemps. Côté sexe c'est plus rien...

Je regarde depuis deux jours l'affaire Villemin. Je trouve que c'est bien fait et je suis sidéré par l'influence qu'ont eu les médias dans ce drame. Si je connaissais le nom réel du journaliste qui a tant manipulé le juge, l'opinion, le commissaire, je ne lirai plus jamais aucun de ses articles. Pouvoir extraordinaire qui s'est traduit en autant de millions de francs. L'argent n'a pas manqué comme motivation pour les uns et les autres. Les gogos de tout cela : le public, alimenté quotidiennement par les rumeurs, les rebondissements, les " de source proche de l'enquête...". Le sommet du médiatotapage, pas encore diffusé, mais c'est pour ce soir : Marguerite Duras qui s'est fendue d'un article resté célèbre sur la "mère sublime" qui tue son enfant, car elle la croyait coupable, si je me souviens bien...

Cette presse là peut disparaître: je ne verserai pas une seule larme dessus. Si tout ce qu'on nous diffuse est à l'aune de ce qu'on raconte dans ce film, il y a vraiment de quoi s'inquiéter. Internet, c'est leur punition. Le pouvoir est revenu au citoyen qui blogue et qui raconte des choses que je crois vraies. Tout bascule. Une fois de plus vive le Net...

dimanche 29 octobre 2006

Egarement

Une jeune femme est entre la vie et la mort à Marseille. Trois adolescents ont incendié le bus dans lequel elle voyageait.

Ca me rappelle trois souvenirs: deux potes de soirée voulaient acheter de quoi se faire un joint. Je les ai suivi place Kléber pour voir. Il était presque minuit. On s'est assis et on a attendu. Dix minutes plus tard un ado de treize ans au plus est arrivé vers nous et a conclu la transaction.

J'étais dans le tram et j'entendais les conversations autour de moi. Un jeune beur d'une dizaine d'années se vantait auprès de grands d'avoir renversé une poubelle au milieu de la rue dans son quartier. Cet exploit était censé, semble-t-il, le valoriser...

Une autre fois, quand j'habitais en banlieue, j'entrais dans un immeuble dont l'entrée, boites à lettres, peintures, portes, murs, sol, plafond venaient d'être entièrement remis à neuf. Non seulement des vitres étaient déjà cassées, mais une petite gamine de trois, quatre ans écrivait sur les murs avec une grosse craie....

Voilà. On écrit sur les murs à quatre ans, on renverses des poubelles à dix ans, on vend de la drogue à treize ans et on brûle une jeune femme à seize ans. Et à vingt ans qu'est-ce qu'on fait ? On pilote un avion ?

Les souffrances sont telles, chez les grands brûlés, qu'on les met en coma artificiel pendant deux à trois semaines....

Je déplore, en plus, que l'association TAPAGE ( trans, pédé, gouines ) de Strasbourg se lance, à travers un communiqué de presse, à soutenir cette jeunesse qui "peut parfois s'égarer" :" il n'en reste pas moins que, TransPédéGouines de Strasbourg, nous sommes plus proches d'une jeunesse qui peut parfois s'égarer que d'un certain militantisme LGBT qui se satisfait de l'état des choses, de son ordonnancement."

Ben voyons.... Je regrette que Régis Sada ( voir le lien: "marions les" ) serve de relais à ces gens là avec l'introduction suivante : "il y a 1 an…les banlieues : TAPAGES tacle la classe politique coupable de sa médiocrité et de ses mensonges"

Qu'ils aillent donc à Marseille demander à cette jeune femme, si elle survit, ce qu'elle pense des " égarements de la jeunesse".

samedi 28 octobre 2006

Jamais?

Jean-Pierre Raffarin. "Quand Giscard raisonne, c'est sur dix ans, Chirac raisonne sur l'humanité", s'est enthousiasmé l'ancien Premier ministre, lèche cul... Et quand Raffarin résonne, on entend quoi? Il sonne creux Raffarin....

Tout ça parce que Chirac est allé voir ( je suis jaloux ! ) quelques 81 fosses de huit mètres de profondeur par 12 de large en moyenne qui ont été découvertes autour du tombeau de l'empereur Liu Qi (188-141 avant JC), qui, lui, n'a pas encore été ouvert par les archéologues.

L'ensemble de la nécropole, qui comprend les tombes de l'empereur et de son impératrice et quelque 190 fosses selon les estimations des archéologues, couvre une surface de 20 kilomètres carrés. Ce sont quelque 30.000 objets funéraires qui ont été exhumés pour l'heure. Et "ça, ce n'est rien à côté de ce qu'il y a dans les tombeaux eux-mêmes", a assuré le chef de l'Etat.

Oui, le tombeau même de l'empereur, d'après les légendes, est censé reproduire en miniature le monde connu à l'époque, terre, ciel et mer. C'est fait avec les matériaux les plus précieux du temps: les étoiles du ciel sont des diamants...

Mais "on n'ouvre pas les tombeaux". Car "ce serait un désastre", a expliqué J. Chirac. Leur ouverture suppose en effet "des moyens très importants et ce serait imprudent" sans cela.

La mer en particulier pose problème car, toujours d'après les légendes, elle est reproduite avec du mercure, métal polluant, dangereux, qui a dû depuis tous ces siècles contaminer le tertre.

Voilà donc un endroit que j'aimerais visiter. Je l'ajoute à ma liste en cours des endroit que j'aimerais connaître : le Machu Pichu, le musée de l'Ermitage, la terre Adélie. J'entreprendrai ces expéditions quand j'aurai à mes côtés un compagnon de voyage...Ca sera peut-être jamais...

Jamais?

Jean-Pierre Raffarin. "Quand Giscard raisonne, c'est sur dix ans, Chirac raisonne sur l'humanité", s'est enthousiasmé l'ancien Premier ministre, lèche cul... Et quand Raffarin résonne, on entend quoi? Il sonne creux Raffarin....

Tout ça parce que Chirac est allé voir ( je suis jaloux ! ) quelques 81 fosses de huit mètres de profondeur par 12 de large en moyenne qui ont été découvertes autour du tombeau de l'empereur Liu Qi (188-141 avant JC), qui, lui, n'a pas encore été ouvert par les archéologues.

L'ensemble de la nécropole, qui comprend les tombes de l'empereur et de son impératrice et quelque 190 fosses selon les estimations des archéologues, couvre une surface de 20 kilomètres carrés. Ce sont quelque 30.000 objets funéraires qui ont été exhumés pour l'heure. Et "ça, ce n'est rien à côté de ce qu'il y a dans les tombeaux eux-mêmes", a assuré le chef de l'Etat.

Oui, le tombeau même de l'empereur, d'après les légendes, est censé reproduire en miniature le monde connu à l'époque, terre, ciel et mer. C'est fait avec les matériaux les plus précieux du temps: les étoiles du ciel sont des diamants...

Mais "on n'ouvre pas les tombeaux". Car "ce serait un désastre", a expliqué J. Chirac. Leur ouverture suppose en effet "des moyens très importants et ce serait imprudent" sans cela.

La mer en particulier pose problème car, toujours d'après les légendes, elle est reproduite avec du mercure, métal polluant, dangereux, qui a dû depuis tous ces siècles contaminer le tertre.

Voilà donc un endroit que j'aimerais visiter. Je l'ajoute à ma liste en cours des endroit que j'aimerais connaître : le Machu Pichu, le musée de l'Ermitage, la terre Adélie. J'entreprendrai ces expéditions quand j'aurai à mes côtés un compagnon de voyage...Ca sera peut-être jamais...

vendredi 27 octobre 2006

Trains

Les jurys populaires, là je trouve que ça manque de réalisme. C'est du grand guignol. 15 personnes tirées au sort vous disent si elles sont contentes de votre action. Je rêve. D'autant plus qu'on a sans cesse des sondages qui analysent l'état de l'opinion sous toutes les coutures avec tous les détails qu'on veut. Et que dire des contacts que chaque élu est censé avoir en permanence...

Et puis la diffusion à la télé du conseil des ministres. Pourquoi pas une caméra dans la chambre du président pour savoir s'il a bien tiré son coup ou s'il ne vient pas de s'engueuler avec sa femme ? Au conseil des ministres on parle peut-être de choses confidentielles, on gère peut-être des stratégies, on met peut-être au point des politiques qui n'ont pas besoin d'être connues du monde entier en renseignant les autres états ou les terroristes. Je n'ai rien contre un peu de discrétion dans la gestion des affaires et même je trouve qu'il en faut un minimum...

Bon. Ca ne m'empêchera pas de voter pour elle. Ces propositions là, elle s'apercevra vite que c'est du pipeau. En attendant elle les secoue bien les deux autres. Sa suffisance Laurent n'en peut plus et ce bon Dominique est au bord de l'explosion...

Quand à notre Nicolas il en est à sa nième karchérisation des banlieues: beau résultat, c'est les bus qui brûlent maintenant. Bientôt les trains....

Trains

Les jurys populaires, là je trouve que ça manque de réalisme. C'est du grand guignol. 15 personnes tirées au sort vous disent si elles sont contentes de votre action. Je rêve. D'autant plus qu'on a sans cesse des sondages qui analysent l'état de l'opinion sous toutes les coutures avec tous les détails qu'on veut. Et que dire des contacts que chaque élu est censé avoir en permanence...

Et puis la diffusion à la télé du conseil des ministres. Pourquoi pas une caméra dans la chambre du président pour savoir s'il a bien tiré son coup ou s'il ne vient pas de s'engueuler avec sa femme ? Au conseil des ministres on parle peut-être de choses confidentielles, on gère peut-être des stratégies, on met peut-être au point des politiques qui n'ont pas besoin d'être connues du monde entier en renseignant les autres états ou les terroristes. Je n'ai rien contre un peu de discrétion dans la gestion des affaires et même je trouve qu'il en faut un minimum...

Bon. Ca ne m'empêchera pas de voter pour elle. Ces propositions là, elle s'apercevra vite que c'est du pipeau. En attendant elle les secoue bien les deux autres. Sa suffisance Laurent n'en peut plus et ce bon Dominique est au bord de l'explosion...

Quand à notre Nicolas il en est à sa nième karchérisation des banlieues: beau résultat, c'est les bus qui brûlent maintenant. Bientôt les trains....

jeudi 26 octobre 2006

N.

Revu N. rentrée depuis un mois de son île grecque. Si le séjour là bas fut époustouflant, le retour ici a l'air moins agréable . N. doit quitter son logement qui vient d'être vendu et elle cherche quelque chose à louer. Problème: c'est cher. L'immobilier a flambé et N. s'angoisse. Ce n'est pas simple. Elle gère difficilement son budget. Et puis elle vit, maintenant qu'elle passe des journées seule, les moments difficiles que j'ai connus au début de ma retraite. La retraite, il faut trouver la vie qui va avec...Pas si simple quand l'horizon, pour l'essentiel du temps, se limite aux murs de l'endroit où l'on demeure.

N. est donc, plus ou moins, sur les bords de la déprime. Un couple de ses amis se sépare, une autre connaissance vient de se faire opérer. Tout cela n'est pas bon pour elle. Dure la vie, parfois, même si elle semble simple...

Nous sommes allés à la Rotonde. Ce petit restaurant de quartier s'est embourgeoisé: boiseries aux murs, tableaux, belle vaisselle à filets d'or. Les prix se sont envolés en même temps. La tête de veau a perdu tout son charme: c'était un plat d'une cuisine simple et familiale. C'est devenu un plat décalé par rapport au décor et à la magnificence des assiettes. Une tête de veau, ça n'a aucun sens si ce n'est pas servi avec un pichet de blanc, une nappe à carreaux, des couverts en inox, environné par le brouhaha alsaphonique des habitants du quartier. Ils n'étaient pas là ce soir et je crains fort qu'ils ne viennent plus...

On a pris le café en repassant chez N. Elle m'a montré les photos de Grèce en me racotant les bonheurs et les malheurs des uns et des autres. Sur leur petite île, ils s'organisent bien et passent d'agréables étés.

Restent les hivers. Ben oui, c'est pas très drôle l'hiver...

mercredi 25 octobre 2006

Hasard

Je suis dans un trip bricolage et travaux en ce moment. Là je dois remettre en état un studio qui vient de se libérer. Le plus dur : changer la moquette qui va avoir 15 ans et qui est foutue. Le plus cool : rafraîchir la peinture. Le plus con : réparer le chambranle de la porte d'entrée. Le tout est situé au 5e étage: ça va me faire un épisode bascobaroudeurs: dénivelée 25 mêtres. J'améliore ainsi le galbe de mes fesses. Je suis , je pense, encore mettable....

Regardé la deuxième partie du film sur Chirac hier soir. Dans le débat qui a suivi, Charles Pasqua a dit que, dans le fond, Chirac avait été président de la République par hasard. Je suis tout à fait d'accord avec lui si on considère la manière dont Chirac a géré la maison France.

Ca m'a fait penser à cette célèbre interview de Rocard. Le jeune journaliste lui demande: " Monsieur Rocard, que ferez-vous si vous devenez président de la République par hasard ?

Et Rocard de répondre : on ne devient pas président de la République par hasard ! "

Eh bien si: personne n'y avait pensé, mais Chirac l'a fait.....!

mardi 24 octobre 2006

Vidange

L. hier s'est endormi comme un brave vers 22h30. Je regardais la fin du film sur Chirac et il n'y a pas eu de câlin. Humm! Comme deux soucis se sont arrangés en début d'après midi, je me suis accordé le sauna.

J'ai revu le colonel au sauna. Toujours aussi charmant. Il m'avait raconté que son homosexualité lui avait fait perdre ses étoiles de général. Un jour ses supérieurs l'avaient convoqué et lui avaient montré tout de go des photos de lui en compagnie de son ami. Il n'avait pu qu'acquiécer. Résultat: muté à Tahiti pour assurer la sécurité de Mururoa. La distance a été fatale à sa relation.

Je me souviens aussi que lorsque j'avais été l'amant de P. nous étions allé lui rendre visite à Marseille. P., qui aimait conduire, m'avait ensuite entraîné sur toute la côte languedocienne....

On s'est promis de se téléphoner et de manger ensemble...

Le sauna ici, toujours aussi sexe. C'est une sorte d'anti monde : alors que dans la vie ordinaire chacun utilise des stratégies pour cacher ses organes sexuels, là ce sont, au contraire, des stratégies pour les montrer: des serviettes entr'ouvertes, des cuisses écartées, etc.... Résultat: une coquine ambiance. Vidange, vie d'ange... Cette nuit je saurai pourquoi je dors....