mardi 27 août 2019

Du G7

Macron a réussi son G7. Les oppositions pensent le contraire, on va appeler cela de la démocratie. Tout ce que fait l'autre est nul en démocratie, et quand on rentre chez soi, qu'on allume l'électricité et qu'il y a de la lumière, on trouve cela normal et évident et n'est certainement pas dû à ceux qui sont en charge des affaires, qui négocient sans cesse avec les patrons, les syndicats, les fournisseurs d'uranium et les autres.
Un opposant, c'est comme cela. Tout ce que fait l'autre est nul. Son yaourt préféré est là, à disposition dans son hyper marché et il tend le bras comme une évidence, le place dans le caddie, et va le manger le soir sans imaginer un seul instant tout le boulot de ceux qui sont en charge des affaires, les négociations avec les agriculteurs, avec la grande distribution, l'entretien des routes pour les camions de livraison, la surveillance sanitaire, les impôts et taxes, la redistribution pour que chacun mange à sa faim, et tout le reste. Non, pour un opposant, tout ce que fait l'autre c'est nul.

Macron a réussi son G7. C'est bien que les gens se rencontrent, se connaissent, discutent ensemble et même s'il n'en sort pas grand chose, ce sont des cultures, des modes de vie qui échangent, qui entendent parler des problèmes de l'autre et qui peuvent coopérer pour essayer de rendre la vie meilleure pour tous. Nous vivons sur une boule de 6378 km de rayon, assez dense pour avoir une atmosphère. Il vaut mieux qu'on s'entende sur nos biens collectifs, car il n'y a pas de plan B.

Alors, les opposants professionnels, les gémissants permanents, les assistés de vocation, les insoumis opportunistes, les flagellants pseudo-masochistes, arrêtez de croire qu'on vous écoute. Vous parlez quasiment dans le désert. Quand le ciel est bleu, il est bleu.


jeudi 22 août 2019

Micro news

Finalement j'ai renoncé à aller en l'Île pour le G7. C'était juste histoire de, et vu les emmerdes que suggère la présence de 13200 policiers sur place, je crois que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Pouvoir dire que j'y étais ne me fera pas un sujet de conversation spécialement intéressant . J'irai en l'Île plus tard de manière plus appropriée et de telle sorte que je puisse voir mes petits enfants au retour.

Sinon, jours tranquilles ici au Sanctuaire. Je vais faire mes tours aux Emmaüs pour rapporter pas grand-chose comme ce réveil à l'ancienne qui fait tic-tac la nuit et dérange, empêchant de dormir, ce qu'on a parfaitement oublié de nos jours avec nos réveils modernes. Sans parler des chiffres lumineux la nuit, dopés avec des sels de radium ou une cochonnerie de ce style..

Brocanté aussi les deux derniers dimanches pour ramasser un PV en y allant.  J'ai perdu un point du coup...


lundi 19 août 2019

Souvenirs

Un peu de nostalgie aujourd'hui.

L. qui avait fait des études complètes de médecine, mais n'avait pas passé sa thèse pour terminer le cursus, n'avait pas pu exercer comme médecin et s'était retrouvé brocanteur. Nous avons étés ami durant quelques années et nous nous sommes éloignés l'un de  l'autre à la suite de différents idéologiques. Il voulait toujours prendre la défense du plus faible, en avait fait une règle de vie incontournable,  et nous nous sommes particulièrement heurté sur le sujet de l'avortement, lui prenant le parti du fœtus, le plus faible, et était contre, et moi prenant le parti de la mère et était pour.
Sa rigidité, bien qu'elle n'ait rien à voir avec quelque aspect religieux que ce soit, mes convictions,  aussi solides que les siennes, nous ont conduit à prendre des distances l'un par rapport à l'autre.

Je ne le voyais plus depuis longtemps sur les marchés. J'ai croisé hier  un brocanteur qui m'a dit le connaitre pour m'annoncer qu'il était mort depuis quatre ans.  Oups !

Souvenirs, souvenirs.  J'en ai évoqué quelques-uns avec mon informateur et, m'a-t-il, dit ça lui a fait du bien de d'évoquer ce personnage un peu hors du commun. Ainsi a-t-il revécu quelques instants...

Trouvé ce coffret recouvert de cuir d'artisanat touareg. Beau travail raffiné...


jeudi 15 août 2019

La photo du mois

Thème du mois :  mythes et mythologie(s).



Père Lachaise. Le gisant de Victor Noir par Jules Dalou.
Victor Noir est assassiné à 21 ans le 10 janvier 1870 par le prince Pierre-Napoléon Bonaparte, cousin de Napoléon III, empereur régnant.  Cent mille personnes assistent à ses funérailles et il devient un symbole républicain.
La belle virilité du gisant entraîne certains femmes en mal d'enfant à venir caresser son bulge pour devenir fertiles, mythe toujours en vogue de nos jours, d'où l'usure qu'on peut voir sur le bronze....



Ont également participé :

lundi 12 août 2019

Du préau...

Je viens de passer quatre jours chez ma fille. Elle rêvait depuis longtemps d’électrifier le préau au fond de sa pelouse pour avoir de la lumière et des prises de courant. Ce fut le but de ce voyage pour lequel elle prit deux jours de congé pour m'aider.

Donc jeudi matin nous avons commencé par l'expression des besoins. Des lampes où, des prises où ?  Ensuite un schéma pour concrétiser, discussion et pour finir, la liste des achats.
Passant de la théorie à la pratique, j'ai commencé par regarder comment rentrer dans  la maison et me raccorder à son tableau électrique général. Nous avons poursuivi par l'examen des extrémités de la gaine qui a été enterrée par l'antépénultième propriétaire qui avait, lui aussi, prévu de raccorder le préau à la maison, examen pour constater que le fil de tirage, en  nylon, était toujours là, oh joie, mais qu'il était coincé et qu'on n'arrivait pas à le faire bouger.
Petit à petit, nous y sommes parvenus, sans tirer trop fort cependant pour ne pas qu'il casse, ce qui aurait mis fin à notre velléité de travaux..
Nous filâmes ensuite à Leroy Merlin pour faire les courses.. Total dans les 300 euros...




Au retour, toute la question était de savoir si nous parviendrions à passer le câble électrique que nous venions d'acheter, à l'intérieur de la gaine enterrée.. Pas question de risquer l'opération avec la ficelle en place beaucoup trop fragile. Après plusieurs tentatives infructueuses pour rentrer du matériel plus solide que nous venions d'acquérir, ma fille me proposa du fil de fer dont elle avait un petit rouleau de 50 m tout neuf.  Nous avons réussi le remplacement de la cordelette de nylon par notre fil de fer, doublé pour en augmenter la résistance, tout en observant que la gaine n'allait pas en ligne droite sous la pelouse.

Je ne sentais vraiment pas la suite et avais peur d'un échec, mais nous n'avions pas d'autre choix que d'essayer de tirer le câble définitif. Et donc  en voiture Simone. J'ai tiré comme un bœuf pour faire rentrer ce câble qui a avancé tant bien que mal,  la gaine posée depuis plus de dix ans devait être écrasée ou en très mauvais état . Par chance le câble est ressorti de quelques centimètres avant que le double fil de fer ne casse. Impossible dès lors de le faire bouger, mais ouf, l'essentiel était fait, nous avions traversé la pelouse. Fin de la première journée..

Deuxième et troisième journées plus classiques. Percements, chevilles, tubes, fixations, vissages, traçages au bleu, raccordement, pose de prises, de lampes, d'interrupteurs... Nous avons terminé samedi après midi avec la participation du compagnon de ma fille. C'est alors que j'ai branché au tableau général.  Basculement du disjoncteur de protection  et hop, tout a fonctionné du premier coup. Champagne !




Dimanche après midi  sortie à Auvers sur Oise, envahi par des Japonais, sous un ciel assurément Van-Goghien. Un beau village bâti à flan de falaise  et un beau parcours que nous avons fait à pied. Visite, ému,  de la chambre mortuaire de Vincent dans l'auberge Ravoux, visite de la maison du docteur Gachet, où j'ai dû faire pipi, une manière comme une autre d'entrer dans l'histoire de l'art, et ensuite le cimetière qu'on a rejoint en passant par la sente  du Montier   où, traversant des  champs, on s'est retrouvé en plein dans les paysages qu'a peints Van Gogh à la fin de sa courte vie.

Retour au Sanctuaire lundi.




mardi 6 août 2019

Zellenberg

Je brocante un peu, mais juste pour trouver des petites choses, ce qui me satisfait largement. Je dépense quelques euros, rarement plus, ce qui me revient bien moins cher qu'une addiction au tabac.

Dernière entrée au Sanctuaire, cette gravure extraite du Topographia Alsaciae de Merian 1644 montrant Zellenberg.




De nos jours les remparts, le château ont disparu. C'est un village cossu situé en plein vignoble




vendredi 2 août 2019

De l'utilité des vieux...

Étonnant jeune homme qui est venu me voir hier pour la première fois. Après m'avoir raconté sur un réseau social comment son père se masturbait devant lui en lui faisant renifler ses chaussettes quand il avait entre dix et douze ans, il m'a demandé si je ne pouvais pas jouer le rôle et m'appeler papa pour réitérer cette scène dont il avait la nostalgie.

C'est ainsi que je ne suis retrouvé  caressant son visage avec mes pieds  en chaussettes déjà portées - il fallait qu'elles sentent un peu-  et le regardant peu à peu prendre son plaisir au fur et à mesure qu'il se déshabillait, suçait mes orteils et se masturbait. Il finit par avoir un bel orgasme et me remercia ensuite d'avoir pu reproduire cette scène fondamentale pour lui qui me laissa cependant complètement inerte, car je le suis définitivement..

Je lui ai répondu qu'il avait de la chance de m'avoir trouvé et qu'un psy ne pourrait pas lui en faire autant.. Ce à quoi il m'apprit qu'il en consultait un régulièrement. Je lui ai alors demandé s'il lui avait raconté cette scène avec son père. Il me répondit que non, ce à quoi je lui ai conseillé de le faire à la prochaine séance et même d'ajouter ce que nous venions de vivre dans le moindre détail. J'ai insisté en remarquant que les psy pouvaient tout entendre et qu'ils étaient payés pour cela.

Mais j'imagine qu'il ne le fera pas, trop peur d'écorner son image, pas assez en confiance, honteux peut-être, trop rabaissé par son père,  il a mille raisons de demander de l'aide sans oser dire pourquoi...

Ça me rappelle S. que j'avais rencontré alors qu'il était en profonde dépression et qui, de la même manière, suivi par une psy, ne lui avait jamais dit qu'il se travestissait  et qu'il rêvait, parfois et même souvent, d'être une femme. Je lui ai fait remarquer que ses séances ne servaient à rien puisqu'il n'abordait pas le cœur du problème. A ce qu'il m'a raconté, la psy n'avait rien vu de ses troubles profonds et elle n'osait pas non plus l'orienter vers d'éventuels désirs homosexuels refoulés.  Quoiqu'il en soit, nos séances à nous, très cul, lui en trav, ont dû, à l'époque, lui faire le plus grand bien, puisqu'au bout de quelque temps je n'entendis plus parler de lui..

Je ne sais pas pourquoi, mais je fais parfois ce genre de rencontre. Je suis pourtant vieux, barbu et chevelu de blanc. Mais peut-être que c'est cette différence d'âge, quelque part rassurante, qui attire des jeunes mecs en quête d'identité. Je peux tout entendre, allant jusqu'aux tréfonds des fantasmes refoulés, et je peux même y mettre de ma personne ce qu'aucun psy ne pourra jamais s'autoriser... Et donc, mes aventures continuent et, je l'espère, pour le plus grand bien des uns et des autres....

Trouvé cette petite gravure 18e.



jeudi 25 juillet 2019

En attendant la canicule...

Il est tôt et il fait 28,2 degrés dans l'appartement. J'attends tranquillement en slip la canicule promise pour cet après midi avec une température qui avoisinera les 40 degrés.
Je dois faire la queue  tout à l'heure aux Emmaus, en plein soleil et ça sera le seul moment de la journée où je serai dehors à risquer l'insolation.

Hier j'y suis passé, au retour de la visite de contrôle des suites de l'ablation de ma prostate, et la bonne nouvelle c'est que le médecin spécialiste en radiothérapie a jugé que notre prochaine rencontre aura lieu dans un an, mon taux de PSA étant indétectable. J'ai  déjà pris rendez-vous pour juillet 2020.
En attendant, je revois en octobre l'urologue qui m'a opéré. A ma dernière consultation il m'a fait à ma demande, comme la loi l'y oblige, m'a-t-il dit, une piqûre dans la verge, pour me montrer comment procéder en vue d'avoir des érections. La Sécurité sociale rembourse totalement les injections, mais je n'ai pas été convaincu par le résultat et je ne sais pas si je recommencerai, même si je peux augmenter la dose pour avoir une meilleure rigidité.

Nous vivons quand même dans un beau pays où la collectivité prend en charge les malheurs  de chacun, allant même jusqu'à essayer de compenser la perte de puissance sexuelle pour permettre la poursuite d'une vie épanouie...Je ne comprends pas pourquoi tant de gens passent leur temps à se plaindre sans cesse, à critiquer les élites qui organisent et améliorent constamment notre système social qui est si protecteur et si ouvert.

Pour l'extension de la PMA à toutes les femmes, par exemple, ça va encore être le déferlement des lamentations des élites catholiques conservatrices,  qui vont nous seriner avec ces enfants qui vont naître sans père, alors qu'ils ne sont pas du tout choqués par leurs prêtres sans femme, lesquels sont plus perturbés dans leur vie affective et sexuelle que ne le seront jamais ces enfants qui, désirés, seront entourés de beaucoup d'amour. Je hais les religions...

Pour rester dans ce chapitre des religions, j'ai été surpris, hier, de rencontrer un jeune Tunisien. Je passe du temps sur les réseaux sociaux, histoire de passer le temps, justement, et ce garçon est venu, ce qui est exceptionnel. Il s'est présenté comme ingénieur en robotique, pacsé avec un Français de mon âge, aimant les vieux, et ravi d'être en France pour pouvoir vivre son homosexualité alors que dans son pays c'est pratiquement impossible. Homosexuel, il l'est, carrément, et j'espère m'être bien occupé de lui pour qu'il ait envie de revenir.
Nous avons commencé une discussion qui ne va pas manquer d'être intéressante, si elle se développe, car il est croyant, croyant au point de faire ses cinq prières par jour. Je lui ai, bien entendu, dit ce que je pensais des religions, et nous avons effectué, comme qui dirait, un premier tour de chauffe...  La suite, peut- être, si je le revois...

G. est parti quelques jours en vacances avec sa femme, de sorte que je vais devoir m'en passer. Notre relation dure depuis une quinzaine d'années et il apparaît, ici dans le blog, de temps en temps. C'est peut-être cette absence qui m'a fait rencontrer ce jeune Tunisien..

M. va bien et L. passera samedi soir... Comme on peut le voir, même diminué, j'ai encore une vie intéressante...

Une toile vierge est sur le chevalet  depuis au moins un mois et voudrait que je la remplisse.
J'essaie, tant bien que mal, de relire l'Histoire d'O, mais je ne suis pas emballé. 

Je vais faire une lessive et j'attends la canicule...




mercredi 17 juillet 2019

Crise

Je n'ai pas trop envie de parler de la démission de Rugy suite aux attaques feuilletonnesques du procureur moustachu trotskiste .  L'utilisation, par Rugy quand il était député, de ses frais de mandat, IRFM, pour payer sa cotisation à son parti aura été le coup de grâce et l'aura contraint à la démission..
Cependant comme ardent défenseur de la liberté de la presse, j'estime que l'existence de Mediapart est totalement légitime et signe la maturité de notre démocratie, même si je ne partage absolument pas leurs fréquents procès à la Torquemada...

Je copie un tweet de Mathilde Panot, l'insoumise  qui se prend, elle, pour Fouquet-Tinville : "  #DeRugy démissionne, excellente nouvelle pour l'écologie mais c'est tout ce système de la 5ème République, des intérêts privés et des pourris de l'humanité qui doit dégager !"

"Pourris de l'humanité", nos politiques !  Rien que cela. Arrivé à ce niveau de haine de l'autre, les insoumis ne représentent plus qu'une secte dangereuse pour notre démocratie. S'ils arrivaient au pouvoir, nous aurions pire que la Stasi ou que le KGB pour nous surveiller dans leur 6e république qui ne serait qu'une copie du régime de l'ex URSS...

Voilà donc une crise de plus pour Macron, qui a réagi cette fois avec justesse et rapidité. Il conserve bien entendu mon soutien, et j'attends que les réformes continuent....

Quelques mots de ce vase raku, que j'ai tout de suite trouvé beau et très contemporain. C'est l'oeuvre de Dominique Pouet.