samedi 10 novembre 2018

Souvenirs..

Quelques mots pour évoquer mes dix ans. Mes parents habitaient dans une campagne pommée, loin de tout et pour entrer en sixième, il a bien fallu que je quitte mon village et que je devienne interne.
Les  jeudi et  dimanche après-midi,  c'était promenade, en rang par deux. Nous avions quelques circuits habituels dont l'un passait par la petite route où est dressée la pierre d'Haudroy que j'ai ainsi vue régulièrement sans connaître alors l'importance mémorielle de ce petit et discret monument.
"C'est l'endroit où arrivèrent, le 7 novembre 1918 à 20 heures et 20 minutes, les quatre voitures transportant les plénipotentiaires allemands chargés de négocier l'armistice. C'est le capitaine Lhuillier, qui commandait alors le 1er Bataillon du 171e Régiment d'Infanterie qui eut l'honneur de recevoir les premiers plénipotentiaires allemands. C'est lui qui demanda au Caporal-clairon Pierre Sellier de sonner le « cessez-le-feu », suivi du « garde à vous », marquant ainsi le début des négociations et la fin des hostilités."

Quelques mots encore pour évoquer mes grands-pères qui combattirent tous les deux pendant les plus belles années de leur jeunesse. L'un fut gravement blessé  sur la Somme, fut envoyé aux Dardanelles. L'autre, je ne sais pas.

Voici l'un d'entre-eux en uniforme.



mercredi 7 novembre 2018

St Joseph du Dakota : des sioux, des sioux !!

Un peu énervé, hier, en rentrant de chez P.
Il avait reçu une grosse enveloppe dans sa boîte à lettres, envoyée par un St Joseph du Dakota.



Bigre. Ouverture. L'enveloppe contenait:
un cadeau de Noël "spécialement pour vous de la part des enfants Dakota" constitué par un stylo doré et des rubans,
un papier cadeau d'emballage,
20 étiquettes autocollantes décorées, à son nom et à son adresse,
un petit bloc papier,
une vingtaine de cartes postales de Noël,
un petit sac cadeau,
l'enveloppe pour le retour,
une lettre d'explication, de plaintes et de gémissements sur les enfants sioux du Dakota,




et pour terminer en apothéose,  le formulaire d'envoi des dons qui précise bien que ceux-ci sont déductibles à 66% de nos impôts, ici en France....




Je trouve que l'exploitation au niveau planétaire de notre système fiscal avantageux,  ça commence à bien faire.

Je ne doute pas un seul instant que les malheurs qui frappent ces enfants sioux vivants dans la première nation du monde, l'une des plus riches, fassent de leurs vies "un long chemin de croix", qu'ils sont "privés des nécessités les plus basiques", qu'ils ont "une existence des plus indignes", etc...., et je n'ai rien contre ceux qui veulent  les aider, mais je vois pas pourquoi l'état français finance ces dons à 66%. C'est autant qu'il faut emprunter et qu'on devra rembourser un jour ! Avant de s'occuper "du chemin de croix"  de ces pauvres américains, on ferait mieux de soulager les malheurs qui frappent les nôtres, ici, France.

D'autant que cette pauvre association St Joseph du Dakota n'a pas l'air du tout, du tout dans la misère.  Deux entrées, le 26 et le 28 dans une rue cossue de Paris, une autre adresse au 29 rue Vineuse à Paris, un mailing coûteux que peu peuvent se payer...

Voilà. J'ai l'impression d'être encore une fois le dindon de la farce. Les multinationales de la charité se mettent à exploiter le système français et Noël approche.  Attendez-vous à être sollicités et à être roulés dans la farine.

PS : Voici quelques extraits du lien fourni en commentaire par Pierrot13 que je remercie:

"L'oeuvre des Indiens sioux du Dakota est une légende dans le monde du fundraising. Ils ont récolté en 2010 près de 50 millions de dollars et leur patrimoine s'est accru durant cette période de près de 12 millions de dollars pour atteindre 76 millions. Pour y parvenir, les fundraisers qui travaillent pour eux font appel à des méthodes vigoureuses, pas toujours en accord avec la réalité. Ce qui a conduit l'association à se faire épingler par le BBB pour des pratiques qu'ils considèrent comme abusives, notamment en mentionnant des urgences qui, au regard de la richesse de l'association, n'ont pas lieu d'être."
 "... l'école pour laquelle ses fonds sont sollicités contient en tout et pour tout 200 élèves, soit rien qu'aux Etats-Unis, 250 000 dollars de dons par élève, de quoi leur offrir un palace cinq étoiles."


dimanche 4 novembre 2018

Du dimanche

Dimanche matin. Soleil. Douceur automnale.
Tarte aux pommes, purée et poulet au menu.
Épluchages
L. est affalé dans son fauteuil. La télé ronronne, le four cuit, l'ordinateur mouline.

Quelques échos de l'extérieur: la Nouvelle Calédonie ne veut pas être indépendante.
Macron viendra ici ce soir. Centre ville déconseillé.

Viens de recevoir trois photos du mariage de mon fils. Ça s'est passé hier, là bas. Ils ont fait très simple et très confidentiel. Robe, cravate, costume, bannis. Nous n'avons pas le sens du tralala dans la famille. Ça doit être assez étonnant à regarder de l'extérieur. P., qui est attentif à son l'image et à son paraître, ne m'a toujours pas compris. C'est pourtant simple, je vis ma vie et pas celle des autres...

L'après-midi visite en 4e vitesse du musée d'art moderne où sont exposées des œuvres éclatantes et porteuses de sens comme ce frigo sauvé d'une déchetterie et "revisité" sans doute par quelqu'un qui se prétend artiste. C'est sûr, et c'est confirmé, je ne comprends rien à l'art moderne....



jeudi 1 novembre 2018

Soins


J'entreprends une série de soins qui vont durer jusqu'à mi-décembre. A la fin, j'espère que la bête sera morte...
Pour rester positif je reprends mes pinceaux et vais m'occuper de cette toile barbouillée de rose qui a été abandonnée sur le chevalet depuis presque un an.. Trois coups de blanc et déjà la vie apparaît....