lundi 19 août 2019

Souvenirs

Un peu de nostalgie aujourd'hui.

L. qui avait fait des études complètes de médecine, mais n'avait pas passé sa thèse pour terminer le cursus, n'avait pas pu exercer comme médecin et s'était retrouvé brocanteur. Nous avons étés ami durant quelques années et nous nous sommes éloignés l'un de  l'autre à la suite de différents idéologiques. Il voulait toujours prendre la défense du plus faible, en avait fait une règle de vie incontournable,  et nous nous sommes particulièrement heurté sur le sujet de l'avortement, lui prenant le parti du fœtus, le plus faible, et était contre, et moi prenant le parti de la mère et était pour.
Sa rigidité, bien qu'elle n'ait rien à voir avec quelque aspect religieux que ce soit, mes convictions,  aussi solides que les siennes, nous ont conduit à prendre des distances l'un par rapport à l'autre.

Je ne le voyais plus depuis longtemps sur les marchés. J'ai croisé hier  un brocanteur qui m'a dit le connaitre pour m'annoncer qu'il était mort depuis quatre ans.  Oups !

Souvenirs, souvenirs.  J'en ai évoqué quelques-uns avec mon informateur et, m'a-t-il, dit ça lui a fait du bien de d'évoquer ce personnage un peu hors du commun. Ainsi a-t-il revécu quelques instants...

Trouvé ce coffret recouvert de cuir d'artisanat touareg. Beau travail raffiné...


jeudi 15 août 2019

La photo du mois

Thème du mois :  mythes et mythologie(s).



Père Lachaise. Le gisant de Victor Noir par Jules Dalou.
Victor Noir est assassiné à 21 ans le 10 janvier 1870 par le prince Pierre-Napoléon Bonaparte, cousin de Napoléon III, empereur régnant.  Cent mille personnes assistent à ses funérailles et il devient un symbole républicain.
La belle virilité du gisant entraîne certains femmes en mal d'enfant à venir caresser son bulge pour devenir fertiles, mythe toujours en vogue de nos jours, d'où l'usure qu'on peut voir sur le bronze....



Ont également participé :

lundi 12 août 2019

Du préau...

Je viens de passer quatre jours chez ma fille. Elle rêvait depuis longtemps d’électrifier le préau au fond de sa pelouse pour avoir de la lumière et des prises de courant. Ce fut le but de ce voyage pour lequel elle prit deux jours de congé pour m'aider.

Donc jeudi matin nous avons commencé par l'expression des besoins. Des lampes où, des prises où ?  Ensuite un schéma pour concrétiser, discussion et pour finir, la liste des achats.
Passant de la théorie à la pratique, j'ai commencé par regarder comment rentrer dans  la maison et me raccorder à son tableau électrique général. Nous avons poursuivi par l'examen des extrémités de la gaine qui a été enterrée par l'antépénultième propriétaire qui avait, lui aussi, prévu de raccorder le préau à la maison, examen pour constater que le fil de tirage, en  nylon, était toujours là, oh joie, mais qu'il était coincé et qu'on n'arrivait pas à le faire bouger.
Petit à petit, nous y sommes parvenus, sans tirer trop fort cependant pour ne pas qu'il casse, ce qui aurait mis fin à notre velléité de travaux..
Nous filâmes ensuite à Leroy Merlin pour faire les courses.. Total dans les 300 euros...




Au retour, toute la question était de savoir si nous parviendrions à passer le câble électrique que nous venions d'acheter, à l'intérieur de la gaine enterrée.. Pas question de risquer l'opération avec la ficelle en place beaucoup trop fragile. Après plusieurs tentatives infructueuses pour rentrer du matériel plus solide que nous venions d'acquérir, ma fille me proposa du fil de fer dont elle avait un petit rouleau de 50 m tout neuf.  Nous avons réussi le remplacement de la cordelette de nylon par notre fil de fer, doublé pour en augmenter la résistance, tout en observant que la gaine n'allait pas en ligne droite sous la pelouse.

Je ne sentais vraiment pas la suite et avais peur d'un échec, mais nous n'avions pas d'autre choix que d'essayer de tirer le câble définitif. Et donc  en voiture Simone. J'ai tiré comme un bœuf pour faire rentrer ce câble qui a avancé tant bien que mal,  la gaine posée depuis plus de dix ans devait être écrasée ou en très mauvais état . Par chance le câble est ressorti de quelques centimètres avant que le double fil de fer ne casse. Impossible dès lors de le faire bouger, mais ouf, l'essentiel était fait, nous avions traversé la pelouse. Fin de la première journée..

Deuxième et troisième journées plus classiques. Percements, chevilles, tubes, fixations, vissages, traçages au bleu, raccordement, pose de prises, de lampes, d'interrupteurs... Nous avons terminé samedi après midi avec la participation du compagnon de ma fille. C'est alors que j'ai branché au tableau général.  Basculement du disjoncteur de protection  et hop, tout a fonctionné du premier coup. Champagne !




Dimanche après midi  sortie à Auvers sur Oise, envahi par des Japonais, sous un ciel assurément Van-Goghien. Un beau village bâti à flan de falaise  et un beau parcours que nous avons fait à pied. Visite, ému,  de la chambre mortuaire de Vincent dans l'auberge Ravoux, visite de la maison du docteur Gachet, où j'ai dû faire pipi, une manière comme une autre d'entrer dans l'histoire de l'art, et ensuite le cimetière qu'on a rejoint en passant par la sente  du Montier   où, traversant des  champs, on s'est retrouvé en plein dans les paysages qu'a peints Van Gogh à la fin de sa courte vie.

Retour au Sanctuaire lundi.




mardi 6 août 2019

Zellenberg

Je brocante un peu, mais juste pour trouver des petites choses, ce qui me satisfait largement. Je dépense quelques euros, rarement plus, ce qui me revient bien moins cher qu'une addiction au tabac.

Dernière entrée au Sanctuaire, cette gravure extraite du Topographia Alsaciae de Merian 1644 montrant Zellenberg.




De nos jours les remparts, le château ont disparu. C'est un village cossu situé en plein vignoble




vendredi 2 août 2019

De l'utilité des vieux...

Étonnant jeune homme qui est venu me voir hier pour la première fois. Après m'avoir raconté sur un réseau social comment son père se masturbait devant lui en lui faisant renifler ses chaussettes quand il avait entre dix et douze ans, il m'a demandé si je ne pouvais pas jouer le rôle et m'appeler papa pour réitérer cette scène dont il avait la nostalgie.

C'est ainsi que je ne suis retrouvé  caressant son visage avec mes pieds  en chaussettes déjà portées - il fallait qu'elles sentent un peu-  et le regardant peu à peu prendre son plaisir au fur et à mesure qu'il se déshabillait, suçait mes orteils et se masturbait. Il finit par avoir un bel orgasme et me remercia ensuite d'avoir pu reproduire cette scène fondamentale pour lui qui me laissa cependant complètement inerte, car je le suis définitivement..

Je lui ai répondu qu'il avait de la chance de m'avoir trouvé et qu'un psy ne pourrait pas lui en faire autant.. Ce à quoi il m'apprit qu'il en consultait un régulièrement. Je lui ai alors demandé s'il lui avait raconté cette scène avec son père. Il me répondit que non, ce à quoi je lui ai conseillé de le faire à la prochaine séance et même d'ajouter ce que nous venions de vivre dans le moindre détail. J'ai insisté en remarquant que les psy pouvaient tout entendre et qu'ils étaient payés pour cela.

Mais j'imagine qu'il ne le fera pas, trop peur d'écorner son image, pas assez en confiance, honteux peut-être, trop rabaissé par son père,  il a mille raisons de demander de l'aide sans oser dire pourquoi...

Ça me rappelle S. que j'avais rencontré alors qu'il était en profonde dépression et qui, de la même manière, suivi par une psy, ne lui avait jamais dit qu'il se travestissait  et qu'il rêvait, parfois et même souvent, d'être une femme. Je lui ai fait remarquer que ses séances ne servaient à rien puisqu'il n'abordait pas le cœur du problème. A ce qu'il m'a raconté, la psy n'avait rien vu de ses troubles profonds et elle n'osait pas non plus l'orienter vers d'éventuels désirs homosexuels refoulés.  Quoiqu'il en soit, nos séances à nous, très cul, lui en trav, ont dû, à l'époque, lui faire le plus grand bien, puisqu'au bout de quelque temps je n'entendis plus parler de lui..

Je ne sais pas pourquoi, mais je fais parfois ce genre de rencontre. Je suis pourtant vieux, barbu et chevelu de blanc. Mais peut-être que c'est cette différence d'âge, quelque part rassurante, qui attire des jeunes mecs en quête d'identité. Je peux tout entendre, allant jusqu'aux tréfonds des fantasmes refoulés, et je peux même y mettre de ma personne ce qu'aucun psy ne pourra jamais s'autoriser... Et donc, mes aventures continuent et, je l'espère, pour le plus grand bien des uns et des autres....

Trouvé cette petite gravure 18e.