samedi 29 avril 2006

Non stop

Avec les BASCOBAROUDEURS s'annonce un "24 heures non stop". Nous sommes 45 prévus à la rando de demain : des groupes de Bordeaux et de Pau viennent renforcer les effectifs. Le bouche à oreille a, ici aussi, bien fonctionné.

Donc ce soir soirée d'accueil des groupes exogènes chez B. et P. On fêtera en même temps le départ de L. qui quitte tout ici pour rejoindre son Daddy suisse ( histoire à dormir debout d'après moi, mais bon... le Daddy en question vit toujours avec sa femme, qu'il aime toujours (!), et tout va bien se passer dans le meilleur des mondes..??? Je t'aime, tu m'aimes, on s'aime...! Je rêve..! )

Ensuite, j'héberge, pour deux nuits, deux bordelais. Qui ça sera ? Surprise, surprise... Je n'ai pour l'instant qu'un lit d'une personne (où il me manque toujours une taie d'oreiller) et le mien qui a deux places. Il faut que je trouve un suicidaire qui veuille bien partager mes ronflements. On verra, mais comme nécessité fait force de loi, ça devrait s'arranger...

Demain ça se corse. Lever vers 7 heures car le rendez-vous est à 8h30. Ensuite on part en Espagne et on fait la marche en moyenne montagne d'une 20aine de km. Durée 6 heures. Temps prévu : ensoleillé et frais.

Suite: piscine pour se doucher et faire quelques brasses.

Ensuite repas à San Sebastien.

Et pour terminer soirée avec GEHITU qui devrait nous emmener dans la tonitruence jusqu'à 5 ou 6 heures du matin. Ils espèrent 1500 à 1800 personnes. Cette fois-ci j'emporte des boules Quiès...

Mes parents m'attendent pour manger lundi midi. Je ne sais pas dans quel état je vais être... Pour le jour de mon anniversaire ! C'est vraiment pas raisonnable à mon âge..! LOL...

jeudi 27 avril 2006

Oh, my gode...!

Tombé là dessus. Catalogue distribué gratuitement dans le bar..

4 pages de godes. Pour toutes les envies...

Plus étonnant encore : la bouche à pipes avec vibreur 29€ , l'anus peau douce Butt Banger 52€, le masturbateur Jelly Pocket Penis 41€, la poupée gonflable Jason 152€ (poupée c'est pas le mot: c'est un poupon plutôt), la boîte à plaisir générateur d'ondes électriques 155€, le développeur à tétons 50€, la crème développante Maxi Penis 50 ml 15€, le spray anal lubrifiant et anesthésiant 29€....etc...

Y'a de quoi s'amuser de nos jours...

mercredi 26 avril 2006

Mirabeau

Après la furie des travaux, je glandouille gentiment... Une sorte de phase décompressive où je dois prendre mes marques, installer mes objets, régler des petits détails. Je m'accapare enfin le lieu.

Je prends mon temps: l'objet que je vais poser à telle place va y rester des années. Il faut donc qu'il arrive tout de suite au bon endroit et que je n'aie pas à y revenir. Il doit y avoir une certaine cohérence pour créer l'impression d'un fouilli rangé, que l'oeil du visiteur se perde, qu'il aille à la chose qui l' attire, un tableau, une lampe..., et qu'il transmette le message d'un partage de goût ou d'idée.

J'ai aussi une liste des tâches qui restent à accomplir : faire venir de Paris un four que me donne ma fille, mission ardue que je ne parviens pas à régler, remplacer une latte du lit, acheter deux barres à rideaux, des rideaux, deux tabourets de bar, des vis pour accrocher les tableaux, mettre une prise télé...

Insurmontable le matin , inachevé le soir: tout cela traîne depuis des jours. Je ne suis même pas allé voir la mer ces derniers temps: est-elle toujours là ?

Je suis bien, finalement, dans ces phases un peu dépressives. J'ai toujours éprouvé beaucoup de bonheur dans la mélancolie. Dans ce repli j'ai l'impresson de me retrouver, de me rendre à moi-même..

Mon horloge tic taque, bruit familier que j'aime tant:

"Vienne la nuit, sonne l'heure, les jours s'en vont, je demeure..."

mardi 25 avril 2006

En l'an 2000...

Le mardi fut une journée tout à fait banale. Lever, boulot, manger, reboulot, le soir, dormir.

Nous avons entrepris, M et moi, de déniaiser mon adjoint, et nous avons eu notre petite heure de délire à ce sujet dans une complicité amusante. Nous avons parlé un peu de sexe et même avec des glissements scatologiques. Comme il fallait s’y attendre, l’adjoint n’a pas bronché, laissant passer l’orage sans monter le moindre étonnement. C'était un collègue complètement coincé, bon père, bon époux, bon catholique, bon citoyen, un bel exemple pour les générations futures, mais qui ne vivait rien.

J’étais un jour au troquet avec C. qui avait mené une vraie vie de patachon, l'ayant consacrée aux femmes et au sexe, et lui. Nous étions tous les trois assis, en train de commenter les derniers événement de la semaine écoulée quand, C. et moi, trouvant la conversation insipide, nous nous mîmes à délirer sur notre vie sexuelle, racontant des scènes croustillantes de nos aventures. Nous n’avions vraiment rien à nous apprendre, ni à nous démontrer mutuellement, mais le but du jeu était de voir l’autre collègue quitter la table, choqué dans ses chastes oreilles de bon chrétien. Il ne disait mot. Comme il était silencieux, nous avons dû en rajouter pour le faire décoller de sa chaise. Et nous en sommes arrivés à raconter des scènes qui n’étaient que pure invention car ni l’un ni l’autre ne serions allés jusqu’aux sordides turpitudes que nous racontions. Mais plus notre récit descendait dans le vice le plus infâme, plus notre collègue restait rivé à sa chaise comme fasciné par les scènes que nous étions censé avoir vécues. Nous avons fini par abandonner notre jeu, car il y prenait du plaisir manifestement et nous étions à l’inverse du but recherché. De ce jour je me suis fait d’étranges idées sur mes contemporains, surtout quand ils affichent une vie exemplaire et une rigueur morale de bon aloi.

Au sauna le soir F. me tint des propos un peu similaires quoique opposés dans le fond. Il se mit à parler de lui. Il commença la conversation en essayant de me convaincre de fumer du haschich. D’après lui, comme d’après tous ceux qui m’en ont offert, sa consommation est sans danger aucun. J’ai naturellement résisté sur mes positions qui sont basées sur le bon sens : ne pas fumer ces cochonneries, ça me fait un problème de moins à gérer. Il en vint donc à se positionner par rapport à sa consommation de H, de l’usage relatif qu’il en fait, de sa non dépendance et il poursuivit par un descriptif de toutes les drogues et des effets qu’elle ont sur ceux qui en consomment.

Puis il en vint à parler de sa consommation de sexe et de l’usage qu’il en faisait. Il reparla de ses dernières vacances et du bonheur qu’il eut de les passer avec D., dans une sereine tranquillité, entrecoupée, il est vrai, de quelques petits extras dans les dunes. De cette conception simple de ses rapports avec autrui, il en vint à me dire qu’il supportait mal quelquefois les propos d’A. qui semblait donner de sempiternelles leçons de sexe, sur les manières d’attaquer, sur les fréquences, sur les tableaux de chasse, sur les pratiques sado maso, sur les lieux, sur les anecdotes etc… F., lui au contraire, aimait les choses simples et entourées d’un minimum d’affectivité et il remarquait que la psychanalyse que suivait A. depuis si longtemps n’avait pas l’air d’arranger quoi que ce soit : A. s’enfonçait dans des pratiques sado maso et dans un trip de pure consommation. Il trouvait qu’A. allait mal dans sa tête.

Puis il revint à sa situation de gardien de sauna. Approchant de la trentaine il reconnaissait qu’il faisait un drôle de métier, quasi tenancier de bordel, plongé dans la sorte de fange glauque des comportements sexuels de ses clients et qu’il n’avait pas une grande visibilité sur son avenir, comme on dit maintenant. Mais il poursuivit en remarquant que bien souvent il n’avait absolument pas l’impression d’être au travail ou d’ être en train de travailler, tant les gens qui venaient, qui lui parlaient, qui se confiaient à lui, qui se livraient à son regard lui importaient. Observateur d’une humanité vraie et totalement dépouillée qu’il voyait évoluer chaque jour devant lui, il ne pouvait pas envisager un seul instant son retour dans le monde des masques et du paraître. F. serait malheureux derrière un ordinateur ou devant une machine, à la merci de petits chefs, alors qu’il jubilait comme patron d’un anti monde, mais tellement authentique.

lundi 24 avril 2006

Hôtel

Il y a des choses admirables en l'Ile. Je passe souvent devant l'hôtel S. C. et chaque fois je suis étonné par la beauté simplissime et aimable qui s'en dégage. Les deux platanes, à l'entrée, semblent le protéger et faire une allée aux visiteurs qui vont rentrer et gravir l'escalier qui permet d'y accéder.

C'est une maison où j'aimerais dormir en pensant à toutes les belles histoires qui ont dû s'y passer. L'endroit est trop apaisé pour qu'il y ait pû s'y produire des disputes et des haines. On doit y attendre tranquillement le soir qui tombe, que la pluie finisse, qu'il se réveille, qu'elle se prépare...

Le top serait que l'hôtesse soit une femme à longue robe, un peu âgée, un peu tremblotante, un peu inquiète du confort de ses visiteurs, blonde, au regard rempli de tendresse...

Voilà. C'est un des charmes de l'Ile: rêver....

dimanche 23 avril 2006

Prostate

Dimanche. Levé à 7h30. Comme d'hab c'est l'envie de pisser qui me réveille. Je m'étais couché vers trois heures. J'ai un pas de sommeil de 5 heures environ: dame prostate est aux commandes. Ne pas boire avant de se coucher est recommandé. Dans un bar c'est pas facile...

Mais bon, dans la prostate il y a du meilleur et du pire. C'est elle qui, bien titillée, vous propulse au septième ciel. C'est P., un maître en la matière, qui m'en a fait connaître l'usage orgasmique... Un must, je trouve, en matière de jouissance...

Je passe bientôt le cap d'un anniversaire et ça me fait penser au repas d'avant hier avec mes deux commensaux sonotonés. Ils n'ont pas beaucoup parlé de leurs soucis de santé, ce qui est la conversation habituelle des vieillards, mais à la fin du repas l'un deux m'a dit qu'il attendait la mort et qu'il la verrait arriver avec soulagement. " A un moment on a envie que cela cesse". Je suis bien d'accord avec lui...

Pour vous dire que la prostate ce n'est qu'un début. Il y a la cataracte qui pointe. N., à peine plus âgée que moi a déjà été opérée d'un oeil.

Mais, d'un autre côté je vois mon père qui est en pleine forme. Il vient d'abattre un gros chêne tout seul et va le faire débiter en planches pour que la famille ait du bois d'oeuvre pour plus tard. Une manière qu'il a pour qu'on pense à lui quand il ne sera plus là.

Pourvu que j'aie récupéré ses gènes....

samedi 22 avril 2006

Courtoisie

Déjeuné hier avec un ancien professeur de médecine et l'ancien directeur d'une société nationale connue de tous. 84 et 88 ans, veufs tous les deux.

Etonnants de prévenances et de courtoisie l'un envers l'autre. Tout dans le tact, la mesure. Ils poursuivent ainsi une vieille amitié toute en respect de l'autre, en politesse mesurée et réchauffent ainsi leurs jours qui, sans cela, pourraient être d'une grande solitude.

J'avais pris une leçon il y a longtemps quand je fus l'amant de P. qui pratiquait cet art avec brio. Il abordait les gens l'air aimable, avec une grande courtoisie et recevait en retour ce que ses interlocuteurs avaient de meilleur à rendre. Ca n'a l'air de rien, mais c'est toute une manière d'être: considérer l'autre avant tout, le respecter et lui envoyer dès le premier abord des signes qui vont le placer dans de bonnes dispositions à votre égard. Un art, je vous dis...!

La baronne Staffe, dont je suis un lecteur amusé, en a écrit des tartines là dessus et elle a fondamentalement raison. Je suis malheureusement un de ses mauvais élèves, et bien que convaincu de l'importance de ce dont je viens de parler plus haut, je ne sais pas bien le pratiquer. J'ai encore beaucoup à apprendre dans ce domaine....

Voici la solution du jeu d'hier. C'était difficile. La tête du turc bascule quand la boule arrive.

vendredi 21 avril 2006

Turlutte

Quand mon père allait à la pêche en mer, quelques fois je partais avec lui. Un jour il m'a montré un appât de pêche et m'a expliqué gravement que c'était une turlutte. Ca sert pour les calmars.

Je lui ai demandé s'il pouvait me la donner et c'est ainsi que je me suis trouvé nanti d'un objet que j'ai installé dans mon bureau quand je travaillais encore.

Avec ma turlutte, j'ai souvent joué à l'objet mystérieux: "vous avez dix questions pour me dire ce qu'est cet objet". Tous sont arrivés à trouver que c'était un appât de pêche. Mais personne n'a pu me dire que ça s'appelait une turlutte et que c'était pour attrapper les encornets. J'en ai fait don à un collègue quand je suis parti: je vis sans turlutte maintenant... Peut-on vivre sans turlutte ? Telle est la question...

Puisque c'est la journée de l'objet mystérieux, en voici un autre... Qu'est-ce que c'est ???

jeudi 20 avril 2006

Emmas

Je commence souvent le post du jour sans avoir la moindre idée de ce que je vais bien pouvoir raconter. Puis au fil des mots les idées viennent et le sujet prend corps.

Là c'est le grand vide. Il fait beau sur toute la France. Je viens de rentrer des Emmas et je n'ai rien trouvé cette fois-ci. Il me faut encore des double rideaux et deux tabourets de bar pour la cuisine, des fauteuils en plastique pour le balcon et des lits jumeaux. Pour les lits jumeaux c'est urgent : des invités sont annoncés pour le 30.

Cette fois-ci la queue a été chiante, les gens repliés sur eux-mêmes sans avoir l'envie de converser. Pas de surprise non plus dans les tas d'objets divers en vrac. J'ai trouvé une fois une prothèse d'épaule que j'ai achetée pour l'offrir à mon fils... Drôle de cadeau... Une autre fois je suis revenu avec des cerfs-volants dont personne n'a voulu. Pourtant ici il y a du vent...

Le vendeur est bougon. Il a ses têtes. Je la joue humble avec lui: c'est lui qui fixe les prix. On s'est déjà engueulé sur la provenance et l'époque de certains objets: il touche sa bille, mais je ne suis pas mauvais non plus, d'où les désaccords...Je me promets toujours de l'inviter à manger, mais ça me semble trop lèche. Il ne va pas apprécier.

J'ai vu partir une magnifique table contemporaine d'un styliste italien pour dix euros. Avant hier c'était la braderie des postes, amplis etc.. Un Harman Kardon à 5 euros...

C'est toujours comme cela aux Emmas: il faut être à l'affut. On part avec une idée et on revient avec autre chose. Les brocanteurs sont fidèles parmi les fidèles. Les Emmas c'est une source d'approvisionnement pour eux. Nous sommes en concurence. Ils m'ont repéré depuis longtemps et m'ont donné un surnom : Myrtille...

Débordé

J'ai reçu une offre d'abonnement à une revue qui n'ignore rien de mon état de retraité ( ses fichiers informatiques étant bien tenus, je suppose ).

Voilà ce qu'ils m'écrivent: " Vous le savez sans doute, plus on prend de recul, plus on est occupé" . Là je trouve que pour écrire des choses pareilles ils ne se sont jamais emmerdé en retraite. Et ça continue : " C'est en pensant à tous ceux qui ne savent plus où donner de la tête pour profiter pleinement de leur temps libre que nous avons conçu ce périodique" Ben, désolé, je sais où donner de la tête, trop même...

Ils aggravent leur cas ensuite: " Chaque semaine, grâce notamment à son programme TV, à ses pages sur le jardinage, la pêche, le vin et le tourisme, votre revue vous accompagne utilement dans vos moments de plaisir et de détente." C'est surtout ça que je voulais éviter: m'endormir devant Derrick, faire pousser des salades que je ne mangerai pas, passer des heures à guetter le gougeon, me bourrer la gueule, aller en troupeau voir les pauvres dans leurs pays d'origine... C'est peut-être pour cela que je m'emmerde grave...Mais je préfère. Dans le fond mon vide sidéral l'est peut-être moins que ces "occupations" qui font antichambre de la mort.

Alors donc, je ne profiterai pas de "l'offre exceptionnelle qui m'est réservée", et je n'aurai pas " cette superbe montre d'une valeur de 55 euros". Tant pis....

Bon. Je me calme. Hier j'ai remis en service l'ensemble de mon pack informatique. J'ai envie de faire un dessin là pour illustrer ce post. Ca va mettre un certain temps , le temps que je dessine, que je scanne. Et puis un mec doit passer sous peu. Je dois faire les Emmas tout à l'heure pour trouver ce qui me manque encore, et ce soir j'ai une réunion pour organiser la gay pride en l'Ile le 17 juin...

Serais-je débordé finalement?