jeudi 31 août 2006

Mourant

Aujourd'hui je suis allé aux abeilles avec mon père. RDV à 7h30 et voiturage jusqu'à 60 km d'ici chez un ami de mon père qui est au plus mal. Sa famille le considère comme mourant. Lui aussi se croit perdu. Il vit maintenant, sous morphine et anxiolitiques, complètement ailleurs avec des instants de lucidité. Alors, pour lui les abeilles c'est fini..

Mon père m'a demandé de conduire. La campagne était belle. Au fond, pour fermer le paysage, la chaîne des Pyrénées.

Les ruches étaient bien remplies de miel. Bonne récolte. Comme d'habitude j'étais tendu, car je suis allergique au venin d'abeille avec pour conséquence des réactions de plus en plus fortes au fur et à mesure que je me fais piquer. C'est dire que je revêts l'équipement adhoc, dont je vérifie chaque couture avant de l'enfiler. Equipé de la sorte je suis sorti indemne de ma journée passée au milieu d'insectes agressifs à qui on venait de voler leurs provisions pour l'hiver...

Mon père était épuisé de sa matinée. S'occuper de ruches exige un certain effort: il faut séparer les cadres que ces charmantes bestioles s'évertuent à coller entre eux avec de la propolis, substance magique qui guérit presque tout...J'effectuais les basses besognes et les manutentions..

Nous avons mangé le midi avec la famille. C'est un rituel. Nous avons évoqué l'absent. Mon père a parlé de lui au passé comme si la messe était déjà dite...

L'après midi a été consacré au nettoyage et au rangement. Puis retour.

Rentré, j'ai réfléchi à l'aménagement futur de ma salle de bain. Pas évident étant données les contraintes d'arrivée d'eau, d'arrivée des fils des lampes, d'évacuation, tout ça dans des murs en béton armé, vibré et bien dosé... Bon on verra bien. Une nuit à passer là dessus et demain matin en me réveillant, j'aurai la solution !

mercredi 30 août 2006

Risques

Je vais attaquer les travaux de la salle de bain à neuf heures pile. Si je ne me fixe pas une heure, je ne vais jamais commencer... B. doit passer cet aprem pour m'aider à sortir la baignoire en fonte qui doit peser des tonnes. Bonne idée de mon père: la casser en mille morceaux avec une masse: c'est ce que je vais essayer de faire en évitant de me blesser..

Angoisse : je n'aurai plus d'eau pendant quelque temps. Le plus court sera le mieux. Vivre sans eau , c'est pratiquement impossible. Bref, je stresse un peu...

M. a regardé mes photos hier et n'ayant pas été convaincu il me donne le conseil suivant: "cherche à nous transmettre le beau que tu saisis lorsque tu déclenches ou que tu peins un modèle ou un paysage, oublie les techniques et amuse toi à prendre des risques." C'est peut-être ça qui me manque : oser prendre des risques...

L'automne arrive. Les touristes sont presque tous repartis..

mardi 29 août 2006

Homescan

J'ai reçu le "Homescan", m'étant inscrit au panel ACNielsen...

"Grace à votre participation nous pourrons mieux vous connaître" : ça on peut le dire. Je suis censé tout enregistrer: "le journal acheté en kiosque, le jambon acheté sur la route pour le pique nique, les médicaments pris à la pharmacie.." ( pris et non "achetés"..).

"Les informations que vous allez nous transmettre chaque semaine permettrons aux fabricants et aux distributeurs d'améliorer leurs produits et leurs services".

"Très vite le lecteur de code barre Homescan que vous avec entre les mains vous sera familier"...

Voilà, le feuilleton de l'hiver commence...

lundi 28 août 2006

Petite bouffe

Un nouveau lecteur du blog était à la rando hier.. Il m'a gentillement chambré tout au long de la marche. Mais, au bout du compte, je ne sais toujours pas si le texte lui a plu, l'a choqué ou l'a amusé. Et mêmes questions pour ma personne...Certainement un petit mélange de tout ça... En tout cas, il était tout guilleret hier et fut excellent compagnon... Comme c'est un mathématicien de ( très ) haut niveau je lui ai demandé qu'il me fasse la démonstration du théorème de Fermat, d'une manière très simplissime, étant donné le béotien que je suis. Réponse: " il n'y a que six personnes au monde capables de comprendre cette démonstration ". Fermat avait noté la sienne dans une marge d'un cahier disparu depuis: ça ne lui semblait pas bien compliqué... Pourtant les mathématiciens ont planché durant deux siècles là dessus. L'un d'entre eux y a consacré sa vie et vient de finir par y arriver... J'ai une question pour la prochaine rando : qu'il m'explique la théorie des cordes... S'il continue à lire ce blog, s'il vient la prochaîne rando et s'il a envie de m'en parler, il peut éventuellement commencer à réviser, à moins qu'on ne parle tout à fait d'autre chose...

C. m'a rapporté cette photo de Tchéquie. Elle connaît mon goût pour les jeunes hommes. Elle m'écrit au dos: " Des poses, certes, mais ton oeil ( je n'ose dire lubrique) y verra-t-il autre chose ?". Ben oui : il y a là quelques homos certainement. Mais combien de refoulés : sûrement 100%. C'était en 1864...

C., on se fait une petite bouffe bientôt?

dimanche 27 août 2006

Le lit

Rando avec les bascobaroudeurs. Comme à chaque fois l'effort, le risque, l'amitié: la montagne a ses exigences...

Passé chez mes parents en rentrant: la paix est faite avec ma belle soeur. Les familles ont le sens de la gestion de conflit...

Retour chez moi fatigué. Je consulte mes mails, je regarde mes sites. Je ne vais plus rien faire ce soir : le lit m'attend...

samedi 26 août 2006

Bénit soit le Net

Un membre de la famille a fait l'étude de la généalogie des L., dont je descends, et partant d'un ancêtre des années 1750 originaire d'un petit village basque espagnol proche de la frontière, je me retrouve avec des cousins partout, à New York, en Argentine etc... Pas moins de 1100 noms rassemblés. C'est immense une famillle. Tout cela se retrouve sur le Net où mon frère l'a découvert par hasard...Le Net est grand, bénit soit le Net.

J'ai fait des recherches concernant uniquement ma branche patriarcale. Je suis arrivé en 1764 à Orthez où mon ancètre, fils de laboureur s'est fait baptiser le lendemain de sa naissance. On n'attendait pas à cette époque: tant d'enfants mourraient! Il a eu droit, fils de pauvre, à trois lignes sur le registre de baptème...

Ayant aussi été baptisé, sans mon consentement, bien sûr, j'avais songé, un moment à me faire débaptiser. Le jeu consiste à écrire à l'évêque du lieu en lui demandant qu'il vous rayât des registres de baptème, ce qu'il est obligé de faire de par la loi, le registre de baptème étant un fichier privé dont chaque citoyen peut contrôler les informations qui le concerne. Mais bon, je me suis dit: "c'est leur donner trop d'importance..." Alors je n'ai rien fait... C'est aussi bien comme cela... Restons Zen...

vendredi 25 août 2006

Indifférence

G. m'a fait remarquer que je ne parlais pas de lui dans mon blog, que c'était là la preuve de mon indifférence à son égard. Ben, je pense qu'il a tord. Chacun met dans son blog ce qu'il veut mais, en ce qui me concerne, je ne tiens pas à y mettre tout, d'autant plus qu'il m'assure qu'il ne lit plus ce que je peux y écrire jour après jour. A quoi bon, donc parler de lui ou d'autres pour raconter une succession de frustrations diverses : si je traîne tant dans les endroits glauques, c'est que je n'ai pas ce qu'il faut à la maison.... Je préfèrerais, de loin, avoir mon mec près de moi et vivre une belle relation amoureuse... Chacun fait ce qu'il peut dans sa vie et il semble que, sur ce coup là, je n'ai pas les dispositions pour, ou que la pauvre victime, qui voudrait partager la vie du monstre que je suis, n'existe pas...

G., donc, peut être rassuré: je suis ravi de le connaître et j'espère qu'il m'a rangé parmi ses amis.

J'ai vu, hier, les parents de la copine de mon fils. Leur relation dure depuis un certain temps et ils ont jugé utile d'organiser cette rencontre. J'étais un peu sur mes gardes, ne voulant pas faire de gaffe qui pourrait perturber leur vie de couple, et forcément, ce qu'on est, ce qu'on fait, ce qu'on dit fait l'objet d'appréciation et de ressenti ultérieur. J'espère que l'impression de mes visiteurs a été bonne et m'en être tiré convenablement. Comme nous étions, hier, dans la phase de la prise de contact et des politesses ils ont dit du bien de ma peinture...

Dehors il pleut des cordes. L'été se termine et la rando prévue dimanche va être une nouvelle fois reportée....

jeudi 24 août 2006

CRS

C'est finalement cette nuit, vers 1h30 que je me suis décidé à aller voir la mer. J'étais allé au bar avec ma trottinette et, après une longue discussion avec B. pour savoir qui des homos ou des femmes étaient les plus cul, ce qui est vraiment l'archétype de la conversation pour ne rien dire et tuer le temps, deux coups d'accélérateur m'ont conduit au phare.

Même si je suis hasbeen, les frissonnements dans les coins sombres qui entourent la haute tour blanche qui illumine l'océan, m'attirent toujours: je viens tenter ma chance.

Il y avait beaucoup de voitures stationnées ce qui indiquait un certain degré de fréquentation et aussi un stand d'Aides qui faisait, à cette heure, de la prévention. P., P., S., et un nouveau P. que je ne connaissais pas, étaient là à vous offrir un café et à engager la conversation sur les risques que vous prenez à aller folâtrer dans les buissons ardents...

C'est du pur dévouement. Que serait l'épidémie si ces quelques-uns qui s'investissent d'une responsabilité aussi altruiste n'allaient pas, inlassablement, et d'une manière totalement désintéressée, diffuser leurs conseils de prudence et distribuer des préservatifs à ces heures et à ces endroits ? Irremplaçables et admirables !

Plus tard un mini car de CRS est venu faire une ronde. Equipés de lampes ils sont allés vers les endroits chauds. Un garçon était en train de se faire faire une gâterie par un autre: " ça va? pas de problème ?", leur ont ils demandé. Et ils ont poursuivi leur chemin sans plus . Il y a des jours où on se met à aimer la police...

mercredi 23 août 2006

Vieux con

J'en ai un peu marre de la politique: la trajectoire sinueuse de L. Fabius me gonfle, les menaces terroristes je veux ne plus y penser pendant quelques jours, les problèmes liés à l'immigration on verra ça plus tard...

Repli sur mon microcosme. Si c'est le trop plein à l'extérieur, c'est le trop vide à l'intérieur. Des micro nouvelles cependant. Mais pas de quoi remplir les dernières belles journées de l'été: L. a bien vendu à la brocante de W., je vais rencontrer les parents de la copine de mon fils demain. C'est à peu près tout ce qu'il y a de neuf.

Je ne suis pas encore allé voir la mer depuis mon retour: la savoir tout près me suffit. Je vais quand même me bouger un peu. Mais, finalement, cet écran me scotche. C'est magique cette chose là et je suis, je crois, victime d'une intoxication.

Quand j'ai acheté mon premier ordinateur en 1998 je ne savais faire que marche / arrêt. Je me suis tout de suite abonné à internet par le câble. L'installateur a passé 30 minutes pour réaliser les branchements, il m'a connecté, m'a ouvert le premier lien et m'a dit au revoir..

J'ai été fasciné par la chose pendant six bons mois. J'ai tout de suite compris qu'internet c'était important. Nous ne sommes qu'au début de l'ère informatique. Qu'est-ce que ça sera dans cent ans ?

Ce qui est sûr c'est que mon ordinateur avec les efforts qu'il m'a forcé de faire, les ouvertures qu'il m'a offertes, m'a rajeuni de 5 ans. A l'époque j'ai repris goût à la vie. Je suis toujours sur cette lancée, mais mon attractivité a, semble-t-il, fortement diminué. L'âge n'arrange rien... Je ne suis peut-être qu'un vieux con finalement....

mardi 22 août 2006

Chiffres

France Inter. L'invité du jour:de Villiers. Des questions et réponses sur l'immigration et toujours la même litanie : "les émigrés en situation irrégulière doivent être renvoyés chez eux..." Facile à dire !

Admettons qu'il y en ait 400 000 dans ce cas. C' est un chiffre probable. On en renvoie 200 par avion. Ca fait 2000 avions. Soit environ 6 avions par jour pendant un an.

Remplir ces avions c'est une autre histoire: il faut les attrapper, les enfermer, les juger ( on est dans une démocratie ), attendre les délais légaux des recours, les regrouper et les faire entrer dans les avions. Tout cela a un coût. Je dis un chiffre au hasard: 7500 euros par clandestin qu'on renvoit ( faut payer les policiers, les juges, les avocats, le voyage, faut les nourrir, les enfermer, les garder, les soigner, ...). Au total on dépense 3 milliards d'euros. C'est un chiffre qui fait réfléchir. Mais, bon en terme de dépense publique c'est supportable... Reste à avoir la détermination politique pour entreprendre une telle mission qui ferait passer son commanditaire pour un monstre infréquentable....Franchement j'y crois pas...Même de Villiers ne ferait pas une chose pareille.

Alors donc ce sujet n'a pas fini de nous préoccuper. Il va falloir s'habituer et vivre avec...A raison de 30 000 renvois par an, comme c'est le cas actuellement, je crois, on ne compense pas les arrivées... Les expulsions se font au petit malheur la malchance... Nos élus s'agitent et certains vitupèrent. Mais, tout bien considéré, je pense que le problème est insoluble... Que fait-on, sachant que la pression ne va cesser de s'accroître ?

Le sénateur Mélanchon, socialiste fabusien, soutient son camp: il juge " creux le discours de Ségolène Royal ". C'est le plan B qu'on nous sort ?