samedi 10 juin 2006

Brèves

Première immersion. Mer paresseuse, toute tranquille, comme au bord d'un lac. Bain de soleil sur la plage. Echanges intéressants. Calme et volupté.

Un petit tour en Espagne hier. Perdu le sud un moment. A ce stade on tourne en rond.

Sur les pages jaunes on peut voir la toute la France du ciel. J'ai déjà fait quelques intéressantes visites. Là un regard sur l'Ile:

vendredi 9 juin 2006

Sport

Tonitrante parade d'un camion de supporters bariolés qui sillonne l'Ile en long et en large: son équipe va disputer un match important ce soir et espère remporter le trophée.

Ces supporters sont sympathiques, mais je m'interroge sur les images qui sont véhiculées à travers le sport professionnel. Nous sommes envahis de retransmissions qui forment le socle de bien des programmes télé et, à travers les messages rustiques et simplistes qu'elles véhiculent, on forme un esprit nouveau qui s'écarte petit à petit des valeurs sportives: ces supporters ce soir seront complètement bourrés, voire agressifs, et vocifèreront pendant des heures au beau prétexte de fêter une victoire ou d'encaisser une défaite.

La morgue des trop riches joueurs professionnels qui ont, pour la pluspart, perdu le sens de la situation sociale du pays, ne vient pas arranger les choses. Ce milieu, dans son ensemble, détruit un bel ensemble de valeurs comme celles de la modestie, du travail, de la tolérance, de l'amitié.

On est loin, dans ces grand messes qui brassent des millions d'euros, de l'esprit de solidarité, du sens de l'effort et du dévouement des petites équipes de village et, comme je pense que la télé forge la culture dans nos pays civilisés, tout ça nous conduit à un sacré nivellement par le bas...

jeudi 8 juin 2006

Famille

Qu'est ce qu'une famille? Vaneste, le pape et bien d'autres veulent tous la sauver. Et si c'était tout simplement l'ensemble des gens qui nous entourent et avec lesquels nous vivons des choses plutôt heureuses.

En son temps j'avais écris "l'Histoire de la Famille". En voici un extrait:

" (...) J’ai rapidement repris le dessus. Ma jeunesse toute frétillante m’a aidé à comprendre qu’il n’y avait plus rien à faire vis à vis du passé et que seul l’avenir comptait. De ce moment je n’avais plus à composer avec personne et je jouissais d’une totale liberté.

Comme j’habitais seul dans la maison désormais, Gine vint chez moi pendant ses coupures. Ce fut un nouveau plaisir d’être enfin dans une situation horizontale avec un lit confortable. Nous avons pu expérimenter toutes sortes de positions acrobatiques facilitées par l’avidité où nous nous trouvions toujours puisque notre frénésie ne trouvait pas son contentement. Mais, comme j’habitais à quelque kilomètres de notre lieu de travail et qu’il fallait rester très discret nous dûmes faire plus vite ou trouver toutes sortes d’arrangements pour que Gine, qui avait un tableau de service plus contraignant que le mien ne se trouve pas en faute ou ne se fasse pas remarquer.

Elie et moi, nous n’allâmes plus du tout à l’hôtel et nous aurions pu avoir des rencontres quotidiennes et des nuits complètes si le mari d’Elie n’avait pas existé. J’ai fini par lui apprendre l’existence de Gine. Elle ne s’en n’est pas du tout offusquée. Ca ne la privait en rien puisque je pouvais assumer facilement les deux rencontres le même jour : ce fut pour moi l’occasion d’un excellent rythme de vie qui m’a fait perdre quelques kilos et ainsi, entre mes deux maîtresses la semaine et Fred tous les quinze jours quand je m’avais pas la garde des enfants, je menais une existence d’une certaine plénitude, en tous cas sportive, pour peu que l’on veuille bien considérer la débauche comme l’un des nobles arts.

Mes relations avec Elie, Gine et Fred s’approfondissaient petit à petit. Nous commencions à éprouver de véritables sentiments qui vinrent mettre un peu de complexité dans cette histoire simple. Je voulais conserver l’ensemble du groupe qui me comblait bien, mais en même temps chacun de ses membres méritait la plus haute considération en raison du bonheur qu’il m’apportait. Comme nous parlions de plus en plus de nos contingences quotidiennes, de nous même, puisque ces relations s’installaient dans la durée, je devais, à chaque rencontre, reprendre l’histoire avec chacun là où elle en était restée, et me couler en un instant dans la suite de l’aventure et enrichir notre vie d’un nouvel et intéressant épisode. J’adorais cela.

La diversité de mes trois partenaires, que je pourrais qualifier de trinité, me convenait parfaitement, parce que j’étais plusieurs en moi même : j’étais à la fois l’homo débutant, le baiseur de fond et le béotien de service d’une extra lucide. Je tenais chaque membre du groupe des nouvelles des autres de sorte que nous formions en quelque sorte une communauté toute particulière dont le pivot était ma bite que je n’ai jamais tant vénérée qu’à ce moment là.

Vivre dans la vérité, et éliminer le mensonge, ne nuisait en rien dans la vie de la trinité. Chacun connaissait l’existence des autres , savait quel type de rapports je développais et y trouvait son compte . (...)"

mercredi 7 juin 2006

Papautage

J'emprunte ce qui suit dans le blog de Cathogay:

"En rentrant, je lis l'échange de commentaires (sur ce blogue) entre J-Seb de Lille et Bernard sur la visite du Pape à Auschwitz-Birkenau.

(...) je me demandais si lors de la visite du pape à birkenau il avait salué un rescapé homosexuel de la barbarie nazie. jseb59@msn.com

Non, hélas Jseb, notre très Saint-Père, empli de la miséricorde et de l'hypocrisie qu'on lui connaît, a salué la mémoire d'à peu près tout le monde à Birkenau, y compris des tziganes, (ce qui est une véritable "révolution" dans le discours de l'Eglise)... sauf la mémoire des homosexuels. Il ne faut tout de même pas rêver !
On ne peut prôner la destruction psychologique et politique de l'homosexualité ET DONC des homosexuels à longueur d'encycliques et discours papaux, et en même temps pleurer devant Dieu pour le massacre physique qui a été perpétré par les nazis en leur temps, et continue d'être encore perpétré de nos jours dans le monde.
Pour une fois, l'Eglise vaticane est logique avec elle-même. Dans l'inhumanité de son Magistère et aux frais des homos, une fois de plus, bien entendu. Bernard.

Bernard a des mots assez dur, et je les comprends. Car alors que les associations juives elles-mêmes, le gouvernement israélien et d'autres (en France, en Allemagne), reconnaissent que les homosexuels doivent être associés (à leur très modeste place, mais tout de même) à la mémoire des victimes du nazisme, l'Eglise Catholique par sa voix la plus officielle les ignore complètement. C'est décevant, au minimum."

C'est dire le peu d'illusion qu'il faut se faire sur l'église catholique. Bon courage aux homos croyants...

Pour le reste petite vie tranquille ici...

mardi 6 juin 2006

Notules

Aujourd'hui 6/6/6: le jour de la bête...

Pesé ce matin : trop c'est trop. Au régime, mec...

Grand ciel bleu. L'anticyclone a du bon...

Ramassé le bois.

Un plan direct dans l'aprem. On a discuté après...

Fini un tableau: je reprends la main...

Du courrier dans la boîte à lettre: le facteur a travaillé hier.

Des petits riens...

lundi 5 juin 2006

De tout, de rien...

Pas encore fait la carpette sur une plage. Pourtant en ce moment c'est sea, sex and sun....

Surveillé les affiches hier tard: elles tiennent. Un passage à la Madrague où j'ai joint l'utile à l'agréable et à Chiberta où j'ai causé un peu...Le Phare m'émerveille toujours surtout quand il troue un ciel constellé d'étoiles comme c'était le cas cette nuit: un des plus beaux endroits de la terre...

J'ai commencé un nouveau tableau qui semble bien parti. Je sais, pratiquement dès le début, si un tableau sera bien ou pas. Après je suis entraîné par une sorte de fatalité, comme si les choses me dominaient et que je n'y puisse plus rien changer: je suis l'humble serviteur de ma peinture....

Ce matin, je vais aller ramasser du bois. Au tracteur C. 76 ans. Au ramassage mon père bientôt 86 ans et un autre que je ne connais pas pour l'instant. Dans cette compagnie je suis le plus jeune. Quand je vais au bar, je suis le plus vieux. L'âge, c'est une notion assez relative...

dimanche 4 juin 2006

Sourds

Distribué des flyers pour la Gay Pide, hier soir, avec P. et B.

Suis rentré dans le bar "le C.". Compactage sardinesque. Comment les gens peuvent-ils aimer être si assommés de bruit, si tassés, si enfumés ? Quand nous y sommes allés il y avait une importante queue qui attendait de pouvoir entrer. Incroyable, mais vrai. Où est le plaisir?

En entrant au C., autre endroit, plus gay, je fus agressé par la sono qui obligeait de se parler de bouche à oreille.

Les vendeurs de Sonotones jubilent : toute une génération en vieillissant va devoir s'équiper. Leurs magasins fleurissent partout.

J'ai fait, il y a quelques années, mon audiogramme: un creux de 20 db dans les 400-4000hz qui m'oblige à être très attentif si je veux suivre une conversation. Futur sourd en perspective... Ajouter à cela des acouphènes.. Mon avenir s'annonce appareillé...

Bon, si on parlait du beau temps...?

samedi 3 juin 2006

Basque

Mise à jour du site des Bascobaroudeurs en basque. C'est une langue que je ne connais absolument pas et qui n'a aucun lien avec aucune autre langue sur terre. Certains disent que c'est une langue fossile et qu'elle vient tout droit de la préhistoire. D'autres trouvent à force quelques ressemblances avec le caucasien ou le japonais. Le mystère reste entier...

Ce qui est amusant c'est que les mots nouveaux ont été adaptés comme " gayen, lesbianen, telefono ". Ca ne veut pas dire qu'il n'y avait pas d'homos dans les anciens temps, mais cette langue les ignorait. Le téléphone, bien-sûr, n'existait pas...

Tout cela pour vous dire que ce fut une intéressante séance de "copier-coller" avec un aide à mes côtés pour mettre les bons textes aux bons endroits...

Pour terminer une photo de l'Ile, en ce moment, au coucher du soleil. Cela représente assez bien le luxe, le calme et la volupté....

vendredi 2 juin 2006

Questionnaire

Ma PANELISATION est en chemin: j'ai reçu un formulaire très détaillé hier que je dois renvoyer...

Donc ils veulent connaître: mes coordonnées, mes systèmes de communication, mon niveau d'études, ma situation professionnelle très détaillée et celle des membres du foyer, mon habitat, résidence secondaire, mes vacances, mes véhicules, mon équipement audio visuel, mon électroménager, les revenus du foyer, mes achats, les magasins que je fréquente, et... mes chiens et mes chats.

En tout peut-être deux cents questions très précises et pour vous donner une idée voici la partie concernant les chiens et les chats. Il va sans dire que les produits chiens et les chats me semblent être à haut profit vu l'intérêt que les enquêteurs de chez ACNielsen portent sur ce ciblage....

Tout ça pour faire un petit coucou à Maé et lui dire qu'elle se fait exploiter gentillement avec toutes ses petites bêtes....

jeudi 1 juin 2006

Tableau

J'ai commis un tableau. Je voulais de la couleur, de la couleur et encore de la couleur. Je trouve qu'il n'a pas assez de couleur, alors , je ne signe pas... Mais je le garde comme il est: une trace....

Mes raisonnements sont parfois complexes, je sais. Mais quand il y a trop de raison et pas assez de déraison, la vie est chiante. Donc voilà : puisque ce tableau n'est pas achevé, mais que je le trouve cependant intéressant, je le garde ainsi en l'état, en témoignage déraisonnable d'un moment: c'est une trace....

J'ai donc fait des tableaux tableaux et des tableaux traces... Bon !...

De toute façon tout cela n'a aucune importance: je suis personne...

Il y a toutes sortes d'avantages à être personne plutôt que d'être quelqu'un. Je développerai cela dans un prochain post..