jeudi 20 avril 2006

Emmas

Je commence souvent le post du jour sans avoir la moindre idée de ce que je vais bien pouvoir raconter. Puis au fil des mots les idées viennent et le sujet prend corps.

Là c'est le grand vide. Il fait beau sur toute la France. Je viens de rentrer des Emmas et je n'ai rien trouvé cette fois-ci. Il me faut encore des double rideaux et deux tabourets de bar pour la cuisine, des fauteuils en plastique pour le balcon et des lits jumeaux. Pour les lits jumeaux c'est urgent : des invités sont annoncés pour le 30.

Cette fois-ci la queue a été chiante, les gens repliés sur eux-mêmes sans avoir l'envie de converser. Pas de surprise non plus dans les tas d'objets divers en vrac. J'ai trouvé une fois une prothèse d'épaule que j'ai achetée pour l'offrir à mon fils... Drôle de cadeau... Une autre fois je suis revenu avec des cerfs-volants dont personne n'a voulu. Pourtant ici il y a du vent...

Le vendeur est bougon. Il a ses têtes. Je la joue humble avec lui: c'est lui qui fixe les prix. On s'est déjà engueulé sur la provenance et l'époque de certains objets: il touche sa bille, mais je ne suis pas mauvais non plus, d'où les désaccords...Je me promets toujours de l'inviter à manger, mais ça me semble trop lèche. Il ne va pas apprécier.

J'ai vu partir une magnifique table contemporaine d'un styliste italien pour dix euros. Avant hier c'était la braderie des postes, amplis etc.. Un Harman Kardon à 5 euros...

C'est toujours comme cela aux Emmas: il faut être à l'affut. On part avec une idée et on revient avec autre chose. Les brocanteurs sont fidèles parmi les fidèles. Les Emmas c'est une source d'approvisionnement pour eux. Nous sommes en concurence. Ils m'ont repéré depuis longtemps et m'ont donné un surnom : Myrtille...

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