lundi 30 mars 2020

Quatorzième jour / du merci / la santé, un bien collectif


Petit retour sur des posts anciens.


Le 19 juillet 2017, j'écrivais ça quelques jours après la mort de mon père.

"Du merci.

 Voilà. Une sorte de vide à gérer.

Question de mes enfants : "est-ce que tu vas garder l'appart? - Oui si vous continuez d'y venir, et puis oui de toute façon. Mon frère va s'installer définitivement ici dans quelques temps et donc..."

 Pour l'heure j'hésite encore pour savoir si je remonte ou pas maintenant. Des soucis de riche comme me le dit parfois ma fille avec humour...

 Ce qui me fait penser à notre femme de ménage qui va bientôt partir en retraite. Elle s'étonnait il y a quelques jours auprès de moi, qui fait partie du conseil syndical de notre copropriété, qu'on ait affiché une information pour annoncer son départ. 
"Moi, une petite femme de ménage qui ne suis rien du tout, pourquoi prévenir de mon départ? 
- mais c'est que vous êtes importante ! Déjà trente ans que vous êtes ici. Tout le monde a apprécié votre travail. Et puis vous avez fait du lien social en discutant avec tout le monde, un bonjour par-ci, une petite conversation par-là. Vous ne vous rendez pas compte comme vous étiez estimée.."

 C'est ainsi que j'ai aussi chaudement remercié tout le personnel de la maison de retraite. Mon père y a passé un peu plus de cinq années qui, de mon point de vue, furent cinq bonnes années de sa vie. Faire de la vieillesse quelque chose qui garde une beauté et une dignité c'est le challenge auquel ils parviennent le plus souvent. Faire la toilette intime des malades, changer les couches, pousser les fauteuils à roulettes, donner la becquée peut donner le sentiment d'être au bas de l'échelle sociale, mais ces gens indispensables, souvent remplis de la plus grande compassion, méritent toute notre reconnaissance et notre considération. Personne n'est petit à mes yeux et je sais tout ce que je dois aux autres.

Un merci n'est jamais de trop..."




Le 10 octobre 2014 , j'écrivais ceci :

"La santé, un bien collectif.

Avec la fièvre Ebola et ses terribles conséquences, il n'y a plus personne qui peut nier que la santé ne soit un bien collectif. Les opposants à la CMU ne se font plus entendre et il ne reste plus guère que Marine Le Pen, la grande spécialiste en tout, pour réitérer ses demandes de suspension des liaisons aériennes entre la France et les quatre pays «les plus touchés par l'épidémie» d'Ebola. Plus touché, moins touché n'a que peu de sens. Tant qu'un foyer existe quelque part, c'est un danger pour tous et isoler ces pays complètement déstructurés et incapables de gérer seuls ce fléau ne fera que renforcer la menace qui pèse sur tous. Je ne vais pas vous épargner ce qu'en a dit Jean Marie Le Pen : pour contrer « l'explosion démographique, Mgr Ebola peut régler ça en trois mois ». Il a depuis regretté ses propos...

 La collectivité mondiale a maintenant un grave problème à résoudre, problème urgent et dramatique quand on considère ce qui s'est produit en Espagne, pays hautement civilisé, où les fautes se sont accumulées les unes sur les autres au point que 84 personnes peuvent être suspectées d'avoir pu contracter cette maladie, dont le médecin qui a reçu l'aide soignante malade et qui n'a pris de précautions pour lui-même et ses collaborateurs qu'au bout de quelques heures.

 "Le virus Ebola sature tous les organes et les tissus à l’exception des os et des muscles moteurs. Il se forme d’abord de petits caillots de sang diffus dans l'ensemble des vaisseaux par coagulation intravasculaire disséminée, dont le mécanisme n'est pas clair. Les caillots se collent ensuite aux parois des vaisseaux sanguins pour former un « pavage ». Plus l’infection progresse, plus les caillots sont nombreux, ce qui bloque les capillaires. Finalement, ils deviennent si nombreux qu’ils bloquent l’arrivée sanguine dans les divers organes du corps. Quelques parties du cerveau, du foie, des reins, des poumons, des testicules, de la peau et des intestins se nécrosent alors car elles souffrent d'un manque de sang oxygéné." Ceux qui guérissent peuvent garder des séquelles neurologiques, hépatiques ou oculaires et demeurent relativement contagieux car le virus peut rester présent dans le sperme pendant au moins 70 jours voire jusqu'à plus de 90.

 Je vais terminer en saluant l'abnégation et le courage dont font preuve les équipes médicales qui paient un lourd tribu à cette fièvre hémorragique. Comme toujours nous nous tournons vers les chercheurs en espérant qu'ils parviendront à mettre rapidement au point un vaccin... Qui peut être contre le progrès ?"


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