dimanche 12 août 2007

Migrations

Un ami de mon père, apiculteur, vient de se suicider. "49ans, célibataire, tranquille, ne faisant aucun bruit autour de lui": c'est l' éloge funèbre de mon père. J'ai aussitôt traduit dans ma tête: " 49 ans, attiré par les hommes depuis toujours et refoulé, timide et incompris par son entourage". On en est là dans nos sociétés traditionnelles, la société basque comme les autres: quelle place laissent-elles à la diversité de chacun? Aucune. Ces sociétés acceptent les poivrots, les violents, les coureurs, mais pas les homosexuels...

Une autre garçon, handicapé, homo, qui habite à l'intérieur du pays basque français, m'a un peu parlé, hier soir, de sa vie au milieu des aborigènes: une sorte de douleur permanente rentrée qui lui laisse le sentiment qu'il vaudrait mieux qu'il n'existe pas, puisqu'on ne veut pas le laisser exister.... On le lui fait bien sentir...

Beaucoup des homos quittent les campagnes et vont s'établir en ville, dans des grandes villes, ou encore mieux à Paris. La France, terre de migrations....

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