mardi 25 mars 2014

Renversement des fronts...

Le Front National n'est plus l'ogre d'extrême droite qu'on imagine, mais est devenu, au fil du temps et de la crise, un ogre d'extrême gauche. C'est maintenant le pire ennemi du parti socialiste sur sa gauche et il lui fait bien plus de tort qu'il n'en fait à l'UMP. Comme l'ont justement fait remarquer quelques médias, sa progression suit celle du chômage et ses électeurs, qui faisaient parti des traditionnels réservoirs de voix sur lesquels s'appuyait entre autre le parti communiste, votent maintenant populiste, siphonnant l'extrême gauche qui est en voie de disparition tout en  menaçant le PS qui ne peut plus compter sur ces renforts indispensables pour les deuxièmes tours.
Oui Marine Le Pen menace maintenant bien plus la gauche qu'elle ne  menace la droite. Curieux renversement de situation et psychodrame garanti à toutes les prochaines élections.
Dans cette optique, je ne comprends toujours pas pourquoi le PS n'a pas tout fait pour offrir un siège de député à Bayrou en 2012, histoire de câliner le centre et d'avoir une ouverture vers les modérés. Bayrou, ragaillardi à la faveur des municipales, retourne vers la droite et c'est maintenant le parti socialiste qui se retrouve pris dans un étau entre le FN et l'UDI.

En dépit de ces mauvais résultats, je reste convaincu que Hollande doit poursuivre sa politique  sociale libérale comme il l'a annoncé début janvier. Il doit continuer dans la poursuite des efforts, améliorer la compétitivité de la France, baisser les dépenses publiques, réduire puis supprimer les déficits. Il est évident qu'il a peu de chance de recueillir les fruits d'une telle politique qui fera beaucoup de mécontents,  mais il faut se réformer et cesser de dépenser l'argent qu'on n'a pas, ce qui veut dire moins redistribuer en attendant de pouvoir souffler un peu quelques années plus tard.

Si j'avais été Président de la République, j'aurais été haï, comme Goran Persson l'a été quand il a redressé la Suède. Mais j'aurais entrepris les purges indispensables.

Je regrette qu'il n'y ait pas de consensus sur ce qu'il est nécessaire de faire. L'UMP  attise les incendies, voire en allume de nouveaux. Je ne trouve pas cette attitude très positive en ces temps de crise. Il y a aussi beaucoup de maladresse à  gauche où certains socialistes  en sont toujours à croire aux recettes du bon vieux temps quand arrivant au pouvoir, la France n'était endettée qu'à hauteur de 20% de son PIB.  

Je ne fais pas de pronostics sur le deuxième tour des municipales. Il se peut qu'il y ait une petite mobilisation des abstentionnistes du premier tour, mais ce  n'est pas certain. On verra.

Le sale temps continue. C'est une suite de déluges aujourd'hui avec beaucoup de vent.  Avec parfois aussi, un bref rayon de soleil....


3 commentaires:

  1. « L'UMP attise les incendies, voire en allume de nouveaux. Je ne trouve pas cette attitude très positive en ces temps de crise. »

    Alors que, à l'inverse, dans le premier temps de la crise, entre 2008 et 2012, la gauche responsable s'est bien gardé d'accabler Nicolas Sarkozy afin de ne pas nuire à la cohésion nationale…

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  2. qui c'est qui a créé 600 milliards € de dette supplémentaire tout en exonérant les nantis de la solidarité nationale?

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